Imago

A Pontarlier, déjà...

A Pontarlier, déjà...
Par Eurosport

Le 15/07/2006 à 17:30Mis à jour

Voir une échappée rallier l'arrivée une demi-heure avant le peloton n'arrive pas tous les jours, ni même tous les ans sur le Tour de France. L'étape de Montélimar s'approche de celle remportée en 2001 par le Néerlandais Erik Dekker du côté de Pontarlier.

29 minutes et 57 secondes. Voilà l'écart qui séparait samedi à Montélimar Jens Voigt et Oscar Pereiro, les premiers à couper la ligner d'arrivée, du peloton. Il faut remonter à l'année 2001 pour trouver trace d'un écart plus important. Coïncidence, c'était, déjà, un 15 juillet. Mais entre Colmar et Pontarlier, il faisait ce jour là aussi froid qu'il a fait chaud samedi à Montélimar. Quatorze coureurs s'étaient échappés sous la pluie, 5 kilomètres après le départ, pour rallier l'arrivée avec une avance de 35 minutes et 54 secondes, au bout des 222,5 kilomètres.

Derrière, à 48 heures de l'arrivée dans les Alpes, personne n'avait envie de rouler. Pas même les US Postal de Lance Armstrong. Le Néerlandais Erik Dekker avait gagné cette 8e étape et l'Australien Stuart O'Grady avait revêtu le maillot jaune, dont il privait alors... Jens Voigt. O'Grady avait cédé la tunique deux jours plus tard, à l'Alpe d'Huez, au Français François Simon. Le début d'une belle aventure pour le frère cadet de Pascal, qui allait se prolonger jusqu'aux Pyrénées.

Kivilev ne sera pas Walkowiak

Mais le plus grand bénéficiaire de cette incroyable échappée aurait pu être Andrei Kivilev. Réputé bon grimpeur, le Kazakh avait des allures de Roger Walkowiak des temps modernes. Mais la supériorité écrasante d'Armstrong allait finalement remettre les choses dans l'ordre. A Saint-Lary-Soulan, dans les Pyrénées, le Texan prit définitivement le pouvoir. Mais à Paris, Kivilev terminera tout de même quatrième, deux rangs devant François Simon.

L'échappée de Pontarlier n'a donc pas renversé totalement le Tour, mais il convient tout de même de rappeler que le peloton aurait été mis hors délais dans son intégralité si un article du règlement ne prévoyait pas un repêchage possible en cas d'élimination massive. Pour une échappée solitaire, le record des Tours modernes date de 1976. L'Espagnol Jose Luis Viejo était arrivé détaché à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) avec 22 min 50 sec d'avance sur ses poursuivants.

0
0