Romain Bardet a le Tour de France dans le viseur. Mais cela ne l'empêche pas de faire quelques détours. Des chemins de terre italiens aux pavés des monts flandriens, le coureur d'AG2R-La Mondiale multiplie les expériences et se fait plaisir avant la Grande Boucle. Mercredi, le Français prendra le départ d'À travers la Flandre.

"C'est le meilleur compromis, estime l'Auvergnat de Brioude (Haute-Loire) à propos de la course programmée mercredi entre Roulers et Waregem. Que ce soit en terme de risques, puisque l'équipe souhaitait les limiter en compétition, ou de calendrier, afin que ce soit compatible avec le cheminement des courses par étapes". Le grimpeur, sur le podium des deux derniers Tours (2e en 2016, 3e en 2017), se réjouit de l'opportunité. "C'est une bonne occasion de me faire plaisir. Je n'y vais pas du tout à reculons. J'aime cette ambiance, le fait qu'elles se lancent de loin. Ce sont les seules courses que je regarde (du début à la fin) à la télévision".

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28/03/2018 À 14:45

Étincelant sur les chemins boueux des Strade Bianche début mars (2e), Bardet ne veut surtout pas se fixer d'objectif pour sa première expérience en terre flandrienne. Même en espoirs, avant de passer pro, il n'a jamais grimpé les monts de la région, ni franchi les pavés connus des spécialistes des classiques. "Je n'ai pas d'ambition particulière, si ce n'est de travailler pour le groupe des classiques, pour Oliver (Naesen), pour Tony (Gallopin)", ajoute-t-il.

Pour les pavés, "il faut de la réussite"

La perspective d'une étape de pavés redoutables dans le prochain Tour de France a incité d'autres coureurs de grands tours à se risquer sur les courses flandriennes. L'Espagnol Mikel Landa a participé dans l'anonymat au GP E3, son compatriote Alejandro Valverde le Colombien Nairo Quintana ont prévu d'être de la partie mercredi.

"C'est différent des pavés de Paris-Roubaix, pour ce qui est du pilotage, souligne Bardet qui est allé reconnaître fin janvier les secteurs de l'étape du Tour. Je ne suis pas sûr d'y retourner d'ailleurs ou alors dans le money time avant le départ du Tour. Je ne crains pas les pavés. Cela reste simplement soumis à des aléas, à des éléments indépendants de la volonté. Il faut de la réussite. Le point commun, c'est le placement avant les secteurs délicats."

Romain Bardet sur le chrono de Marseille du Tour 2017

Crédit: Getty Images

Envisage-t-il une orientation dans sa carrière, après son numéro des Strade Bianche ? S'il se sent attaquant et s'il s'avoue souvent frustré par la nécessité de se brider dans les courses par étapes, Romain Bardet ne se voit pas pour autant rivaliser avec les spécialistes des classiques: "Mais cela ne m'empêche pas d'avoir de l'appétence pour ces courses-là. J'ai eu beaucoup de retour des Strade Bianche, je suis surpris de l'écho que ça a eu."

Pour l'heure, le Français ne se voit pas en futur Nibali, auteur d'un coup de maître pour gagner Milan-Sanremo. "Nibali est un coureur extraordinaire. Je suis très content qu'un attaquant ait gagné sur la via Roma. Cela ouvre des perspectives et donner des idées. Mais il faut mesurer le nombre de participations, il avait déjà fait un podium. C'est la preuve qu'il faut tenter sa chance sur les classiques et qu'un jour, ça peut marcher." Pour l'instant, Bardet a un autre objectif en tête.

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