Amstel Gold Race 2026 - Romain Grégoire a osé, Kevin Vauquelin a tout perdu en un virage : fortunes diverses pour les Français
Publié 19/04/2026 à 19:53 GMT+2
Avec une startlist moins solide qu'elle ne le sera mercredi sur la Flèche Wallonne et une course de toute manière plus ouverte, cette Amstel Gold Race était une occasion de briller pour les Français. De Benoît Cosnefroy à Kevin Vauquelin en passant par Romain Grégoire ou Paul Lapeira, l'ambition était de mise. Avec un podium et cinq coureurs dans le top 13, les Tricolores ont réussi leur course.
Grégoire y a presque cru, Evenepoel a vaincu : les temps forts
Video credit: Eurosport
Mention bien, mais des regrets pour la Groupama-FDJ
Déjà au pied du podium sur les Strade Bianche en mars et sur la Flèche Brabançonne vendredi, Romain Grégoire voulait être acteur sur l'Amstel Gold Race et c'est d'ailleurs le seul véritable favori à avoir attaqué ce dimanche. Cette tactique s'est d'abord révélée payante. "Je me suis dit que plutôt que de suivre l'attaque d'Evenepoel, autant attaquer moi-même et voir ce que ça donnait, a-t-il expliqué à DirectVelo. J’avais alors tout pour aller chercher le podium." Mais pas les jambes.
A-t-il payé sa participation à la Flèche Brabançonne ? Le Français de la Groupama-FDJ était le seul des cinq coureurs à s'être détaché dans le Kruisberg - sous son impulsion donc - à avoir disputé la semi-classique belge et les 162,6 kilomètres deux jours plus tôt lui ont peut-être coûté les vingt mètres concédés au sommet de l'avant-dernier passage du Cauberg, à 22km de l'arrivée, où il a dû laisser partir Remco Evenepoel et Mattias Skjelmose. "Il ne m’a pas manqué grand-chose pour basculer, mais je prends 10 mètres, puis 20… et après, c’était fini", résume-t-il avec lucidité. Mais de la lucidité, il lui en a peut-être manqué alors qu'il a passé plus d'une dizaine de kilomètres seul, en chasse-patates, entre le duo de tête et le groupe derrière, qui revenait inexorablement.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/04/19/image-275ca3ac-0be0-4435-8c09-8210f0d3f2cd.jpeg)
Remco Evenepoel (RedBull-Bora Hansgrohe) a accéléré dans le Cauberg, à 22km de l'arrivée de l'Amstel Gold Race 2026, Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) a suivi, mais pas Romain Grégoire (Groupama-FDJ).
Crédit: Getty Images
N'aurait-il pas dû attendre de suite et profiter de la présence derrière de son équipier Ewen Costiou ? Toujours est-il qu'au sprint, il n'a pu aller chercher mieux que la 4e place. Encore une en 2026. "J’y croyais encore pour la troisième place, avouait-il après l'arrivée. J’avais récupéré pour le sprint, j’avais la bonne roue, j’ai fait le sprint que je devais faire. Mais il m’en manque encore. Ça fait trois fois quatrième sur trois belles courses cette année, ça commence à faire beaucoup". Le point positif, c'est que ces résultats, Romain Grégoire ne les faisait pas l'an dernier. Il ne manque plus qu'un podium.
Cosnefroy trop seul
Décidément, Benoît Cosnefroy aime l'Amstel Gold Race, où il était passé à quelques millimètres de la victoire en 2022, battu au sprint par Michal Kwiatkowski. Cette fois, c'est un podium que le Français d'UAE Emirates-XRG est allé chercher, au terme d'une course sans réel relief, oui, mais sans vrai soutien non plus. Privé d'équipiers par la faiblesse de l'équipe UAE alignée sur l'épreuve, le Cherbourgeois a été incapable de suivre l'attaque de Grégoire dans le Kruisberg. Mais il n'a jamais lâché et c'est lui qui a fait la majorité du travail dans le groupe en chasse. En vain pour la victoire certes.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/04/19/image-51c13e21-9ed8-4088-9921-74e895dfb698-85-2560-1440.jpeg)
Un sprint sur 200 mètres : revivez la victoire d'Evenepoel devant Skjelmose
Video credit: Eurosport
"Bien sûr, je préfère jouer la gagne, mais ça n'a pas été la même course que la Flèche Brabançonne (vendredi, où il termine également 3e) où je pense que j'avais les jambes pour gagner, expliquait-il à L'Equipe. Aujourd'hui, j'ai perdu le positionnement à un moment, mais on peut refaire la course dix fois... Et en faisant différemment je n'aurais peut-être même pas été sur le podium". Car Cosnefroy avait encore la force dans la dernière ligne droite pour s'imposer au sprint dans un groupe de huit pour s'offrir son premier podium en World Tour depuis le Grand Prix de Québec en 2022. "Un podium, ça n'est jamais gratuit, donc je prends le plaisir qui va avec", assure t-il. Et il confirme qu'en l'absence de Tadej Pogacar, la formation UAE–Emirates XRG peut compter sur lui.
L'Amstel, course maudite pour Vauquelin
Il venait dans l'incertitude, après une semaine au Pays basque loin des espérances et sur une épreuve qui ne lui avait jamais réussi jusqu'ici, avec une fringale il y a deux ans et une chute l'an passé. Malheureusement pour Kevin Vauquelin, la malédiction s'est poursuivie une année supplémentaire sur l'Amstel Gold Race. Le Français d'INEOS Grenadiers avait pourtant réussi la course parfaite jusqu'à 41km de l'arrivée, bien caché et protégé par ses équipiers avant de suivre sans difficulté l'attaque de Romain Grégoire dans le Kruisberg. Ils n'étaient alors que cinq à l'avant et tous les espoirs étaient permis.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/04/19/image-ff775bc0-66a0-4e13-93e6-113c1080d876-85-2560-1440.jpeg)
Tout s'effondre pour Jorgenson : sa chute avec Vauquelin en plein virage
Video credit: Eurosport
Mais tout s'est écroulé un kilomètre plus loin, au détour d'un virage un peu plus humide que les autres, que le Tricolore a abordé en quatrième position. La roue arrière a chassé un peu, d'un rien, mais ça a suffi à envoyer Vauquelin au sol et ses rêves à la poubelle. Heureusement pas blessé, il a pu repartir et s'est alors sacrifié pour Dorian Godon, mais ils n'ont jamais pu revenir dans la course au podium. Le champion de France s'est alors contenté d'une 13e place, loin d'Evenepoel (2'55'') et des ambitions de l'équipe britannique. Mais l'Amstel n'est pas la Flèche, où Vauquelin reste sur deux deuxièmes places consécutives. L'heure du succès de référence, enfin ?
Sur le même sujet
Publicité
Publicité