Au pays de la Rabobank

Parce qu'elle est l'unique classique néerlandaise, l'Amstel Gold Race dimanche est convoitée par les chefs de file de l'équipe Rabobank qui jouent à domicile sur les 250,7 kilomètres menant de Maastricht à Valkenburg. A eux d'en profiter sachant que Boone

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Après les pavés et ses fameuses classiques où le Belge Tom Boonen de la Quick Step y a instauré son règne, du haut de ses 24 ans, place au chapitre des Ardennaises.
La Gold Race de la Rabobank
Et cela commence dès dimanche avec l'Amstel Gold Race, l'unique classique néerlandaise d'autant plus convoitée par les chefs de file de l'équipe Rabobank qui jouent à domicile sur les 250,7 kilomètres menant de Maastricht à Valkenburg. A eux d'en profiter sachant que Boonen ne sera pas présent.
Le Néerlandais Michael Boogerd, vainqueur en 1999, sert de point de repère dans ce premier acte de la semaine des Ardennes, avant la Flèche Wallonne mercredi et Liège-Bastogne-Liège le dimanche suivant. Présent sur le podium à quatre reprises depuis l'an 2000, il s'est classé deuxième ces deux dernières années depuis que l'arrivée est jugée au sommet du Cauberg.
Le favori Boogerd
Régulier, toujours présent au rendez-vous des "ardennaises", Boogerd doit toutefois composer avec ses limites relatives en cas d'arrivée au sprint. Pour preuve, sa défaite l'année passée dans un sprint à deux face à l'Italien Davide Rebellin (Gerolsteiner) qui avait plongé dans le désespoir la foule se pressant sur les hauteurs de la cité touristique de Valkenburg.
Pour gagner, Boogerd (32 ans) dispose de l'avantage d'appartenir à un bloc qui aligne plusieurs prétendants crédibles. Erik Dekker, l'autre grand coureur néerlandais, a déjà épinglé à son palmarès la Gold Race (en 2001, aux dépens de Lance Armstrong). Quant au champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire, nul ne peut l'écarter par avance dans l'hypothèse d'une course bloquée.
L'inévitable Rebellin
Dans le peloton des 25 équipes, les hommes de la maison d'Orange (également la couleur de leur maillot) vont retrouver peu ou prou les mêmes adversaires. Avec, en tête de liste, l'inévitable Rebellin qui avait réalisé un étonnant triplé l'année passée en gagnant les trois classiques ardennaises.
Présent la semaine dernière au Tour du Pays basque, Rebellin n'a été devancé au classement final que par son compatriote Danilo Di Luca (Liquigas). Autant dire que l'Italien de l'équipe Gerolsteiner a bien préparé son affaire tout comme Di Luca, autre habitué des lieux (3e en 2003, 4e en 2004) qui dit aimer tout particulièrement cette arrivée et se réjouir de la présence de Franco Pellizotti à ses côtés.
Un premier succès de la T-Mobile ?
Autre formation solide, l'équipe T-Mobile court toujours après une grande victoire. Elle mise surtout cette fois sur l'Allemand Matthias Kessler (5e en 2003, 6e en 2004) et sur le Kazakh Alexandre Vinokourov, qui s'était dégagé dans le final voici deux ans, pour récupérer son rang.
En attendant que l'Italien Damiano Cunego (Lampre) fasse son apparition -très attendue- dans les classiques wallonnes et que son compatriote Paolo Bettini (Quick Step) retrouve son meilleur niveau, l'attraction du jour vient de l'Espagnol Alejandro Valverde (Illes Balears), l'un des plus beaux puncheurs du plateau.
Les outsiders en embuscade
Davantage que les routiers-sprinteurs (Hincapie de Discovery-Channel, O'Grady de Cofidis, Martin Perdiguero de Phonak, Zabel de T-Mobile ou surtout les attaquants souvent à l'aise dans le Limbourg comme Kirchen et Pozzato de la Fassa Bortolo.
Reste tout de même Valverde. Parcequ'il présente un profil idéal pour cette course comportant trente et une petites ascensions. Pour lui, le problème tient à la difficulté de maîtriser le parcours, souvent qualifié de toboggan, et ses changements incessants de cap. Surtout que les Néerlandais Boogerd et Dekker sont, eux, en terrain connu.
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