Rebellin sur ses terres

A 33 ans, l'Italien Davide Rebellin (Gerolsteiner) revient dimanche sur l'Amstel Gold Race. Des lieux qui l'ont comblé l'an passé. Comment en effet oublier son incroyable série, ses 3 victoires en 8 jours, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège succéd

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Il était une fois Davide rebellin. L'histoire du coureur et champion italien jadis tenté par la voie du séminaire. Alors forcément, son voeu est de revenir en grâce dans les classiques ardennaises en commençant dimanche par l'Amstel Gold Race (250,7 km), aux Pays-Bas.
Rebellin en pélérinage
Surtout qu'à 33 ans, Rebellin revient sur les lieux qui l'ont comblé l'an passé. Comment en effet oublier son incroyable série, ses trois victoires en huit jours, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège succédant à son succès de Valkenburg ? Même le "Cannibale", le grand champion belge Eddy Merckx, n'avait pas savouré en son temps pareil festin.
Douze mois plus tard, le petit gabarit italien a cumulé surtout les déceptions après cette semaine euphorique. Evincé de l'équipe nationale italienne pour les Championnats du monde qui avaient lieu à Vérone, chez lui, il a essayé d'obtenir à temps un passeport argentin. En vain.
Pour finir, il s'est incliné (deuxième) dans la Coupe du monde, dont il avait fait son objectif de fin de saison. L'hiver a passé et Rebellin a patienté sans faire parler de lui plus que les années écoulées. Ni tapage, ni inquiétude. Il a programmé sa montée en puissance pour le triple rendez-vous des Ardennes.
"J'ai peur du mauvais temps"
"Je vais me présenter en bonne forme, disait-il tranquillement voici quelques jours. J'ai la condition que je voulais. S'il y a une chose qui peut m'inquièter, c'est plutôt la météo. Je n'aime pas le mauvais temps".
L'unique classique néerlandaise, qui présente un parcours hérissé de 31 petites côtes de Maastricht à Valkenburg, lui évoque un grand souvenir: "L'année dernière, ma victoire m'avait donné une grande confiance. En fait, elle m'avait libéré."
Techniquement, le coureur de l'équipe Gerolsteiner se plaît dans cette course qui virevolte sur les routes étroites du Limbourg, tout près de la frontière belge, et se termine au sommet du Cauberg: "J'aime beaucoup le parcours. Cela monte et descend sans arrêt."
Les Néerlandais Boogerd et Dekker pour adversaires
Les adversaires ? Rebellin les a jaugés la semaine passée au Tour du Pays basque pendant que les spécialistes des pavés ferraillaient en Belgique et dans le nord de la France. Là-bas, malgré le mauvais temps, Rebellin a pris la deuxième place du classement final.
A trois secondes seulement de son compatriote Danilo Di Luca, l'un des favoris logiques de la course de dimanche avec les représentants de l'équipe Rabobank (Boogerd, Dekker) et l'Espagnol Alejandro Valverde.
Une victoire pour venger Hondo ?
Dans son équipe troublée par l'affaire Danilo Hondo, le coureur allemand qui a fait l'objet d'un contrôle positif le mois dernier (stimulant) et a été licencié cette semaine après confirmation du résultat, la confiance est de mise envers celui qui dispute sa quatrième saison sous les couleurs de la formation parrainée par une société d'eaux minérales.
Hans-Michael Holczer, l'un des deux directeurs sportifs, se garde de rajouter des responsabilités à son chef de file. Il a adopté profil (relativement) bas: "Je serais déjà content d'un podium."
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