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Gare à Gerrans

Gare à Gerrans
Par Eurosport

Le 13/04/2012 à 14:42

Libéré par sa victoire dans Milan-Sanremo, Simon Gerrans (GreenEdge) présente le profil idéal pour briller sur les classiques ardennaises. L'Australien, troisième de l'Amstel Gold Race l'an passé, pourrait bien gravir les marches qui le séparent de la première place. Il sera un des clients à suivre.

Simon Gerrans s'est fait discret depuis sa victoire à Sanremo, notamment sur le Tour du Pays Basque, traversé en anonyme. Huit semaines après ce qui apparait pour le moment comme le grand moment de sa carrière, l'Australien revient frapper à la porte à l'occasion des Ardennaises. Des courses qui conviennent à merveille à son style de puncheur. L'avantage de Gerrans, c'est de pouvoir aborder ce triptyque en toute sérénité. Avec sa victoire dans la Primavera, son printemps est déjà largement réussi. Tout ce qui vient ne sera que du bonus. Mais la tranquillité d'esprit n'est pas synonyme de manque d'ambition. Au contraire.

Les classiques ardennaises constituent le grand rendez-vous de la saison de Simon Gerrans. Dans le clan GreenEdge, personne ne s'en était d'ailleurs pas caché, dès le mois de janvier, au soir de sa victoire dans le Tour Down Under. "Le prochain gros objectif pour Gerro, ce sont les Ardennaises", confiait alors Matt White, le directeur sportif, qui n'évoquait pas une seule seconde Milan-Sanremo. "Il est plus que prêt et je pense qu'il aura une équipe solide autour de lui. Il sera notre seul leader sur l'Amstel Gold Race et Liège-Bastogne-Liège, les deux courses qui lui conviennent le mieux", avait-il ajouté.

"Ce sont des courses honnêtes"

Ces trois dernières années, Gerrans a pointé le bout du nez sur ces deux courses. Systématiquement présent dans les 15 voire les dix premiers, il y a même décroché un premier podium, en 2011, sur l'Amstel, en prenant la troisième place derrière Gilbert et Rodriguez. "J'ai l'impression d'être un peu plus proche chaque année, confie l'intéressé. Il y a eu mon podium sur l'Amstel l'an dernier et, à Liège, j'avais des jambes fantastiques. J'avais d'ailleurs été déçu par mon résultat final (NDLR: 12e). Je pense que je peux construire sur cette base pour m'approcher encore de la victoire cette année." Mais pas question pour autant de se placer sur la liste des favoris. "Nous avons une bonne équipe, reprend-il, mais en aucune façon nous ne sommes favoris. D'autres formations sont plus fortes que nous sur le papier avec plusieurs leaders. Je ne pense pas que nous serons spécialement marqués."

Ce qui est certain, c'est qu'en l'absence d'un épouvantail comme Philippe Gilbert l'an dernier, le jeu parait très ouvert avant l'Amstel. Et si Gerrans a ses jambes du début de saison, il sera un redoutable client dans le final. "Ce sont des courses tellement sélectives, explique-t-il sur Cyclingnews. A la fin de la journée, ce sont ceux qui ont les meilleures jambes qui sont là. Ce sont des courses honnêtes", dit-il encore. Le défi est de taille pour lui. Aucun vainqueur de Milan-Sanremo n'a ensuite gagné sur les Ardennaises depuis douze ans. C'était Erik Zabel, lauréat sur la Via Roma puis de l'Amstel. Mais les statistiques sont faites pour être battues en brèche. Après tout, il y avait 27 ans qu'un vainqueur de Gand-Wevelgem n'avait plus gagné le Tour des Flandres. On a vu ce que Boonen a fait de cette "malédiction".

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