"C'est agréable de ne plus porter le logo d'Israël sur le poitrine", avoue l'ancien coureur d'Israël-Premier Tech Jakob Fuglsang

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L'ancien coureur de la formation Isarël-Premier Tech Jakob Fugslang, dont le contrat s'est terminé en mai dernier après le Tour d'Italie, a expliqué au cours d'une interview qu'il trouvait "agréable" de ne plus avoir à porter le logo du pays floqué sur les combinaisons de son ancienne équipe. "Je ne veux pas interférer politiquement, mais c'est clairement plus agréable" a-t-il expliqué.

Jakob Fuglsang lors des Strade Bianche

Crédit: Getty Images

Après presque 20 ans de carrière sur le circuit professionnel, Jakob Fugslang prend sa retraite. Il l'a confié au média danois Feltet ce lundi, lui qui est sans contrat depuis fin mai et son départ d'Israël-Premier Tech, et qui s'est offert un dernier plaisir en août avec son équipe nationale sur le Tour du Danemark puis le Critérium de Frederikstad en août.
Un peu trop tôt pour se réjouir déjà des petits plaisirs de la vie de retraité, mais il y a une chose qui ne lui manquera pas : "C'est agréable de ne plus avoir le logo d'Israël sur la poitrine, a-t-il affirmé. Je ne veux pas interférer dans ce qui se passe politiquement, mais c'est clairement plus agréable de circuler sans logo Israël qu'avec un logo Israël." Il ne le nomme pas, mais le désormais ex-coureur fait évidemment référence au génocide - une qualification utilisée par l'ONG Amnesty International, et par l'ONU qui invoque des "motifs raisonnables" de penser qu'Israël commet des "actes de génocides" - en cours dans la bande de Gaza.

"Une propagande légère" selon De Marchi

Pour son dernier Grand Tour, le Tour d'Italie en mai dernier, des manifestations avaient marqué la course et en particulier l'étape 6. L'Organisation de Libération de la Palestine avait également demandé à l'organisation de ne pas laisser en course l'équipe détenue par Sylvan Adams, milliardaire canado-israëlien et soutien du gouvernement de Beyamin Netanyahou. "Je n'ai pas vraiment subi cela, a poursuivi Fuglsang. Avec ou sans Israel-PremierTech au départ, il y aurait quand même eu des manifestations. On voit aussi des manifestations pour le climat pendant le Tour de France. Ce sont de grands événements très médiatisés. Cela dit, il vaut mieux rouler sans ce logo." Et il n'est pas le seul à avoir pris la parole en ce sens.
Fin juillet, le coureur italien Alessandro De Marchi s'était dit, lui "heureux et soulagé" de ne plus courir pour Israël-Premier Tech. Lui avait quitté la formation en 2023, après deux ans de contrat, et quelque temps donc après les massacres du 7 octobre. "J'aurais eu beaucoup de mal à être là-bas maintenant" avait-il admis pour le média britannique The Observer. Avant de s'expliquer : "Il y avait une propagande plus légère, disons, où la vision d’Israël était projetée. On sentait que la société était complexe et divisée. Mais on voyait aussi qu'il n'y avait pas de place pour discuter de Gaza." Puis de conclure : "Nous avons besoin de voir notre instance dirigeante prendre des mesures concrètes pour positionner le monde du cyclisme dans le bon sens et montrer sa conscience de ce qui se passe à Gaza. Nous devons montrer qu'en tant que monde du cyclisme, nous nous soucions des droits humains et des violations du droit international."
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