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Bettini et les autres
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Publié 02/10/2005 à 17:00 GMT+2
Paolo Bettini voulait sa revanche, il l'a eue. Le Toscan de l'équipe Quick Step a enlevé dimanche le Championnat de Zurich pour la deuxième fois de sa carrière, écrasant la course et ses adversaires de toute sa classe. Quatrième, Danilo Di Luca est assuré
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Triomphe romain pour le Toscan. Paolo Bettini a livré un numéro d'exception dimanche à Zurich, s'offrant un de ses succès les plus marquants, au moins sur sa forme, tant le champion olympique a survolé cette antépénultième manche du Pro Tour. Vainqueur avec trois minutes d'avance sur son dauphin, le Luxembourgeois Frank Schleck, il a effacé avec une classe folle la frustration accumulée la semaine passée à Madrid.
Quel contraste en tout cas avec l'édition précédente : Il y a un an, Juan Antonio Flecha avait réglé au sprint un groupe d'une trentaine de coureurs sur la ligne d'arrivée. L'usure des organismes, supérieure à ce stade de la saison (l'épreuve suisse a été déplacée de la mi-août à début octobre), mais surtout les épouvantables conditions météos, expliquent sans doute ce retournement de tendance.
Les Quick Step en force
Le talent de Bettini et la puissance de feu de la formation Quick Step ont fait le reste. S'il était incontestablement le plus fort dimanche, comme c'était d'ailleurs déjà le cas huit jours plus tôt au Mondial, l'Italien a pu compter sur le dévouement de ses équipiers. A une centaine de kilomètres de l'arrivée, Sinkewitz, Verbrugghe et Moreni se trouvaient ainsi en éclaireurs dans une échappée de 11 coureurs, en compagnie, notamment, de Devolder, Bernucci ou Miholjevic.
Si ce groupe n'a jamais vraiment eu la possibilité de prendre ses distances de manière significative, la présence de trois de ses hommes à l'avant épargnait à Bettini le moindre effort, pendant que Damiano Cunego et Alejandro Valverde mettaient leurs équipes à l'ouvrage pour boucher le trou. Tactiquement, le coup était parfait.
Une facilité écoeurante
Il devint sublime lorsque Bettini, flanque de son lieutenant Luca Paolini, sortit en costaud pour revenir sur la tête de course. Cinq Quick Step composaient alors l'échappée de 13 coureurs et l'écart avec Di Luca, Valverde et tous les autres se mit à grimper de manière impressionnante. Il ne restait plus à Bettini qu'à concrétiser ce travail d'orfèvre en lâchant tout le monde. Une simple formalité face à des adversaires déjà usés par les efforts consentis.
Avec une facilité écoeurante, le triple vainqueur de la Coupe du monde n'eut besoin que d'une accélération, à 35 bornes du but, pour s'envoler. Personne n'allait le suivre. Une voie royale pour Bettini, un chemin de croix pour les autres. Tombant le coupe-vent et les manches longues, le Transalpin a visiblement savouré ce final. A juste titre. C'était bien du beau, du bon, du grand Bettini qui allait franchir la ligne trois minutes avant tout le monde.
Une référence pour Chavanel
Derrière, on ne se battait donc plus que pour l'honneur. Frank Schleck, confirmant ses dispositions pour les classiques vallonnées, coiffait Lorenzo Bernucci pour la deuxième place. Mais c'est surtout la lutte pour la quatrième qui retint l'attention, puisqu'elle permettait à Danilo Di Luca de s'assurer définitivement la première place du Pro Tour. Le leader de Liquigas a donc rempli son objectif en Suisse, où il n'avait de toute façon pas les moyens de rivaliser avec Bettini. Qui le pouvait, d'ailleurs? Personne, assurément.
Côté français, si Anthony Geslin, qui n'avait probablement pas digéré sa médaille de bronze mondiale, n'a pas existé, Sylvain Chavanel a fait plaisir à voir. Longtemps collé aux basques de Di Luca, le coureur Cofidis a légèrement coincé dans le final, mais sa 12e place, dans un contexte qui exigeait au moins autant de volonté et de détermination que de talent, a valeur de référence. Ce n'est certes pas la même que Bettini, mais le Toscan était tellemnt seul sur sa planète...
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