Chez Groupama-FDJ, du sang neuf et des ambitions pour 2026

À l'image de Marc Madiot, qui a passé la main fin décembre à Thierry Cornec aux commandes de l'équipe, Groupama-FDJ United s'est présenté sous un jour bien différent ce vendredi à Paris, à l'heure de dévoiler les objectifs de la saison. Faire mieux qu'en 2025, déjà, et poser les bases d'un nouveau cycle UCI vertueux constituent les missions principales. Engranger des victoires aussi...

Thierry Cornec (à gauche) et Marc Madiot (à droite), le nouveau et l'ancien directeurs de Groupama-FDJ.

Crédit: Getty Images

Par Thibault Minier
À la Groupama-FDJ United, 2026 rime avec renouveau. Lors de la présentation de l’équipe au siège de Groupama, vendredi, les coureurs présents n’ont pas caché leurs ambitions, avec comme volonté de laver l’affront d’une année 2025 en demi-teinte.

Un nouveau départ

2026 marque le début d’un cycle de trois ans concernant le classement UCI. À la fin de ces trois ans, les 18 meilleures équipes constitueront le World Tour, et la Groupama-FDJ United compte bien rester parmi l’élite mondiale. Classée 10e au classement UCI au terme des trois saisons concernées, l’équipe a besoin de repartir de zéro.
Du nouveau manager général Thierry Cornec, qui a pris la place de Marc Madiot, aux coureurs, Groupama-FDJ United a opéré un virage à 180 degrés, avec un objectif : lever les bras régulièrement. Le nombre de 20 victoires a été évoqué, tout comme l’objectif de gagner de nouveau sur le Tour de France, ce qui n’est plus arrivé depuis la fameuse victoire de Thibaut Pinot au sommet du Tourmalet en 2019.

Des recrues aux dents longues

Pour atteindre ces objectifs, l’équipe française s’est montrée très active pendant la période des transferts avec trois recrues majeures. Clément Berthet, en provenance de Decathlon CMA CGM, aura l’occasion de se tester sur les routes du Giro. Sans se mettre trop de pression, il tentera d’accrocher le top 10 au classement général. Il pourra s’essayer à ce nouveau rôle de leader pour le classement général lors de Tirreno Adriatico (9-15 mars). Outre ces deux courses, la volonté du grimpeur est de lever les bras, lui qui court toujours après sa première victoire chez les professionnels.
Ewen Costiou aura lui aussi à cœur de s’imposer cette saison. "Je souhaite continuer ma progression au niveau World Tour", nous a-t-il confié. Il vise notamment les classiques ardennaises dans le but d’épauler Romain Grégoire. Le vainqueur du dernier Tour du Limousin compte bénéficier de l’homogénéité de l’équipe pour tirer son épingle du jeu.
picture

Ewen Costiou, le 9 janvier 2026.

Crédit: Getty Images

Bastien Tronchon a, lui, axé son programme sur les classiques flandriennes. Il nous confie se lancer dans l’aventure avec gourmandise. "On m’attend pour remplacer Stefan Küng, en partie. Je veux montrer à l’équipe que je ne suis pas là pour rien, assume-t-il. L’équipe ne me met pas la pression, on me dit que j’ai trois ans pour apprendre." Outre ces trois recrues, Axel Huens et Matteo Milan renforceront le secteur du sprint, Josh Kench s’ajoutera au contingent de grimpeurs, alors que Maxime Decomble (vice-champion d’Europe Espoirs) et Titouan Fontaine sont promus en équipe première.

Des leaders en appétit

Du côté des têtes d’affiches, on ne manque pas d’ambition. Guillaume Martin-Guyonnet enchainera le Tour de France et la Vuelta, avec pour objectif de remporter des étapes. Romain Grégoire a pris tout le monde de court avec l’intention de découvrir les courses flandriennes cette année. "Je pense que c’est le bon moment, c’est quelque chose dont j’avais envie depuis un moment" a-t-il avoué. Pour autant, le puncheur français ne compte pas délaisser les classiques ardennaises, lui qui a été auteur de deux septièmes places l’année dernière, sur l’Amstel Gold Race et la Flèche Wallonne. Le natif de Besançon souhaite également s’imposer sur les routes du Tour de France, un objectif qu’il a été proche d’atteindre l’année dernière, avec une 4e et 5e place en première semaine.
picture

Guillaume Martin-Guyonnet, le 9 janvier 2026.

Crédit: Getty Images

Valentin Madouas a lui réussi à tout "remettre à plat", pour commencer la saison sur de bonnes bases. Son programme reste dans la continuité de ce qu’il faisait les saisons dernières, avec quelques modifications qui lui permettront peut-être de glaner quelques lauriers. Il participera à l’Omloop Het Nieuwsblad et Kuurne-Brussel-Kuurne à la place des deux classiques en Ardèche, et il se passera de Liège-Bastogne-Liège pour privilégier une participation sur les courses bretonnes du mois de mai, comme les Quatre Jours de Dunkerque ou encore le Tro Bro Léon. Le but de ces changements est de "regagner de la confiance dans des courses d’un niveau légèrement moindre". Le vice-champion olympique pense ainsi compenser l'absence de Stefan Küng, qui avait totalisé trois tops 10 sur les classiques, notamment une 7e place sur le Tour des Flandres.
Après l’avoir délaissée l’an dernier, David Gaudu revient sur la Grande Boucle. Le coureur de 29 ans souhaite réintégrer le top 10, et décrocher une étape sur le Tour. Pour préparer cette grande échéance, le grimpeur français va débuter sa saison sur trois courses par étapes World Tour : l’UAE Tour, Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Il existe même la possibilité de le voir sur le Tour du Pays Basque ou le tour de Romandie. Un programme chargé, mais qui va dans la lignée de sa volonté de privilégier le volume plutôt que l’intensité, choix motivé par son nouvel entraineur.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité