Pour la rentrée de Bistrot Vélo, Remco Evenepoel en était l'invité exceptionnel. Le Belge a commencé sa nouvelle vie chez Red Bull - Bora - Hansgrohe,
Eurosport sur GooglePour la rentrée de Bistrot Vélo, Remco Evenepoel en était l'invité exceptionnel. Le Belge a commencé sa nouvelle vie chez Red Bull - Bora - Hansgrohe, avec trois victoires en autant de courses en Espagne, prélude d'une saison qu'il espère sans pépin et qui le mènera au Tour de France cet été face à Tadej Pogacar. A 26 ans, Evenepoel n'a pas renoncé à l'idée d'un jour être plus fort que le Slovène.
Evenepoel : "Les motos se rapprochent de nous, on dirait que les caméras n'ont plus de zoom"
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Le mois de janvier a à peine rendu son tablier que Remco Evenepoel compte déjà trois victoires. Rien d'aussi prestigieux que ses titres de champion d'Europe et du monde du contre-la-montre qu'il a décrochés en 2025, mais enfin le Belge a rentabilisé son voyage du côté de Majorque et commencer ainsi sa nouvelle aventure du côté de la Red Bull - Bora - Hansgrohe a du bon pour un homme souvent malchanceux ces dernières années. Dans un nouvel environnement, avec de nouvelles méthodes, le Belge espère pouvoir atteindre son plein potentiel, comme il l'a expliqué dans Bistrot Vélo.
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Il pouvait avoir le sourire Evenepoel. Du côté de Majorque, sa vie est douce. D'abord il fait beau et relativement chaud, ce que le double champion olympique de Paris 2024 n'a pas manqué de souligner à notre micro pour la rentrée de Bistrot Vélo. "S'il avait plu, je n'aurais pas pris le départ des différents challenges", a souri le Belge déjà trois fois vainqueur en 2026, deux fois en solo et une fois par équipe sur un contre-la-montre pour lancer la vie qui est désormais le sienne, lui qui a quitté le cocon de la Soudal Quick-Step pour l'ambitieux et excitant projet de la Red Bull - Bora - Hansgrohe qui tient là un sacré rat de laboratoire.
Pourquoi Red Bull a-t-elle refusé qu'Evenepoel fasse le Giro ?
A 26 ans, Evenepoel était à un tournant. Soit il choisissait de rester dans son équipe de toujours, soit il tentait autre chose. Un temps lié à INEOS Grenadiers, le Belge a choisi Red Bull et sa nouvelle équipe compte bien prendre son temps pour exploiter au mieux l'immense potentiel qu'on lui prête. C'est pourquoi, et contrairement à ce que le coureur lui-même imaginait, Evenepoel n'ira pas au Giro.
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Evenepoel double la mise, très agacé par une moto mais vainqueur devant Rondel
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"On a beaucoup discuté avec l'équipe, nous a-t-il confié. Dans ma tête, le Giro était vraiment une belle préparation pour le Tour de France, surtout avec un contre-la-montre très favorable pour moi. Mais l'équipe veut me connaître, analyser mes chiffres et comment je progresse dans l'année. Espérons que je ne chute pas, que je ne sois pas malade pour faire une saison normale et voir comment je réagis après un stage en altitude, après dix jours de compétition, etc. C'est pour cette raison que l'on a fait un programme basique".
Faut-il comprendre que 2026 servira d'abord de test, d'année pour se jauger les uns les autres, se comprendre aussi et analyser enfin ? Sans doute. Dans un cyclisme où tout va de plus en plus vite, Red Bull - Bora - Hansgrohe et Remco Evenepoel ont choisi la patience. Une sorte de reculer pour mieux sauter, sauf que le Belge ne compte pas tout à fait régresser, prenant le départ de chaque course à son programme "pour gagner". Mais puisque ses objectifs sont au-dessus de ceux du commun des mortels, Evenepoel doit tout bien faire. L'un de ceux-là paraît même inatteignable puisqu'il s'appelle Tadej Pogacar.
Lors du dernier championnat du monde de contre-la-montre, l'ogre slovène avait pris le coup sur la tête quand une moto belge l'avait déposé au Rwanda. Mais avec "Pogi", un coup donné équivaut à trois coups rendus. Ce furent l'épreuve en ligne des Mondiaux, le Tour de Lombardie et les championnats d'Europe en France.
Un jour, être devant Pogacar
"J'ai beaucoup appris de cette course-là, a assuré Evenepoel dans Bistrot Vélo. J'étais vraiment à haut niveau et j'ai pu batailler avec lui dans la côte où il m'a lâché. Pendant 20-30 secondes, j'ai dû récupérer d'un premier effort. Ce sont ces choses-là qu'on travaille, qu'on veut améliorer. On fait beaucoup d'intensité à l'entraînement. On regarde son niveau de 2025 où il était, je pense, intouchable. On veut atteindre mon niveau maximum. J'espère un jour pouvoir être à côté de lui, peut-être même devant."
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Le premier show en solo de Remco avec Red Bull
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Puisqu'un exemple vaut souvent mieux que de longues explications, le Belge a donné l'exemple de la Côte de la Redoute, haut-lieu de Liège - Bastogne - Liège où l'on attend toujours un duel entre le triple vainqueur slovène et le double vainqueur belge : "c'est cinq minutes d'un très gros effort et j'ai l'impression que c'est sûr ces 5-10 minutes que Tadej fait la différence. C'est ce qu'on travaille, être pendant cinq à dix minutes à une certaine puissance. Pour l'instant, tout se passe bien à l'entraînement".
Mais l'entraînement n'est jamais que l'entraînement et la vérité ne viendra que de la compétition. En attendant le duel qui ne devrait pas avoir lieu justement avant la Doyenne, Evenepoel travaille et fourbit ses armes. Ce n'est qu'à ce prix qu'il pourra espérer un jour dépasser la référence du moment et réaliser son rêve de gosse : remporter le Tour de France.
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