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Un plateau royal
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Publié 13/08/2005 à 14:00 GMT+2
Toutes les stars du peloton seront au rendez-vous pour la Clasica San Sebastian, 20ème épreuve du calendrier de l'UCI Pro Tour, samedi. Sur un parcours difficile, l'Espagnol Miguel Angel Martin Perdiguero aura fort à faire pour conserver son titre face à
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LE PARCOURS
Long de 227 kilomètres, le tracé de la Clasica San Sebastian a des allures de montagnes russes. Le peloton sera vite plongé dans le vif du sujet avec l'ascension de l'Alto de Orio, répertorié en 3ème catégorie, après seulement 19 kilomètres de course. Quarante kilomètres plus loin, l'Alto de Azkarate (2ème cat), long de 5 kilomètres à 6,48% de moyenne, devrait faire une première sélection. Les premiers lâchés auront cependant 40 kilomètres pour rentrer avant l'ascension suivante, l'Alto d'Udana (2ème cat).
Les défaillances seront plus coûteuses par la suite, car le tracé devient de plus en plus bosselé. Comme chaque année, la décision devrait se faire dans l'Alto de Jaizkibel (1ère cat), dont le sommet se trouve à 30 kilomètres de la ligne d'arrivée. L'Alto de Gurutze (3ème cat) et la côte d'Oiartzun seront les dernières difficultés de l'épreuve avant la descente vers San Sebastian, où sera jugée l'arrivée.
LES FAVORIS
Ils seront nombreux à prétendre à la succession de Miguel Angel Martin Perdiguero, vainqueur surprise la saison passée au nez et à la barbe de Paolo Bettini (Quick Step). L'Italien, décevant cette saison malgré une victoire d'étape sur le Giro, rêve de prendre sa revanche sur un parcours qui lui convient. Troisième en 2004, son compatriote Davide Rebellin semble également en mesure de revendiquer la victoire sur les routes du Pays Basque. Mais la liste des favoris ne se résume pas à ces trois noms, loin de là.
L'Italien Ivan Basso (Team CSC), étincelant sur le Tour du Danemark après sa deuxième place sur le Tour de France, a les moyens physiques de mettre tout le monde d'accord. Autres héros de la Grande Boucle, le Kazakh Alexandre Vinokourov, l'Allemand Jan Ullrich (T-Mobile) et le Danois Michael Rasmussen (Rabobank) arrivent également avec de solides ambitions.
Malgré l'absence de Lance Armstrong, l'équipe Discovery Channel aura une nouvelle fois fière allure sous l'impulsion de l'Ukrainien Yaroslav Popovych et des Américains George Hincapie et Tom Danielson. Les outsiders ne manquent pas non plus, à l'image de l'Espagnol Oscar Pereiro Sio (Phonak), de l'Australien Cadel Evans (Davitamon-Lotto) et du Kazakh Andrey Kashechkin (Crédit Agricole). Enfin, on suivra avec intérêt la rentrée de l'Italien Damiano Cunego (Lampre-Caffita), n°1 mondial 2004, de retour après une mononucléose.
LES CHANCES FRANCAISES
Malgré la présence de Christophe Moreau (Crédit Agricole), on voit mal quel coureur pourrait succéder à Laurent Jalabert, dernier vainqueur tricolore sur la Clasica San Sebastian, en 2002. 11ème du dernier Tour de France, le futur coureur de l'équipe Ag2r fait plus figure d'outsider que de favori, au même titre que Sylvain Chavanel (Cofidis).
Son équipier David Moncoutié, unique vainqueur tricolore sur la Grande Boucle 2005, semble en revanche bien placé pour créer la surprise, tant le parcours correspond à ses qualités. Chez Bouygues Telecom, les espoirs reposeront notamment sur Laurent Brochard et Jérôme Pineau, auteur d'un très bon Tour du Pays basque cette année, et le champion de France Pierrick Fédrigo, tandis que Sandy Casar sera la principale chance de bien figurer pour la Française des Jeux.
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