Eurosport
Moncoutié s'en contente
Par
Publié 14/08/2005 à 08:45 GMT+2
Présent en tête de la course dans le final de la Clasica San Sebastian, samedi, David Moncoutié est satisfait de sa 6ème place à l'arrivée. Unique vainqueur français sur le Tour de France 2005, le coureur de Cofidis s'inscrit de plus en plus comme le lead
Eurosport
Crédit: Eurosport
Le Toulousain s'est à ce point surpris de se retrouver dans le groupe de tête jusqu'à 3 km de l'arrivée, l'instant choisi par l'Espagnol Constantino Zaballa pour partir glaner ses lauriers, qu'il laissa échapper à l'arrivée une phrase dont il n'est pas coutumier: "Tout compte fait, c'est pas mal ce genre de courses, elles semblent dans mes cordes".
Cet honorable rang a permis au Toulousain de se hisser à la 21e place (70 pts) du Pro Tour, ce nouveau circuit où ses pairs tricolores ne font qu'une pâle figuration, à l'exception de Christophe Moreau (65e, 28) et de Laurent Brochard (72e, 25). Les chiffres tendraient donc à prouver que le double vainqueur d'étape du Tour de France (Figeac 2004 et Digne 2005) est incontestablement devenu le N.1 français alors que, paradoxalement, il n'est pas chef de file de sa formation Cofidis.
Mais pour Eric Boyer, nouvellement engagé en tant que responsable de cette formation, nul doute n'est possible. "David est de très loin le meilleur coureur de l'hexagone même s'il n'endosse pas chez nous l'habit de leader, précise-t-il. Samedi, le fait qu'il ait été devant a incité Bertagnolli (9e) et Perez (20e) à sprinter pour glaner quelques points. Dans le cas contraire, ils ne l'auraient peut-être pas fait".
Prétentions modestes
"S'il avait l'âme d'un patron, il pourrait être une locomotive du cyclisme national, cependant David a le droit d'être discret, poursuit Eric Boyer. Sa situation peut paraître paradoxale. Louons néanmoins ses pieds sur terre et sa tête bien plantée sur les épaules. C'est sa manière de vivre. Fichons lui la paix". Le mentor évite de faire la fine bouche car l'envolée dans l'arrière-pays basque a ouvert des perspectives intéressantes pour la formation de François Migraine, le PDG.
"David va pouvoir se dire: et si je courais une classique comme une étape du Tour de France que j'ai envie de gagner ou encore je peux en remporter une comme celle-là, explique Eric Boyer. Il a une marge de progression pendant quatre ou cinq ans. Dès lors, il devrait rapporter dans sa besace quelque chose d'intéressant".
L'ancien consultant TV savoure d'avoir un tel homme, d'un rapport qualité-prix "excellent". "Quand on renégocie son contrat , à la hausse, précise-t-il, ses prétentions restent très modestes". Ainsi fonctionne ce garçon aimable (30 ans) s'étant destiné à une carrière de facteur par vocation familiale. Se fera-t-il violence en vue du prochain Mondial de Madrid pour terminer ce qu'il estime être sa "meilleure année" ? Rien n'est moins sûr à l'écouter. "Déjà que je ne suis pas un coureur de championnats, observe-t-il, et on me dit qu'apparemment le circuit est très roulant. Alors..."
Sur le même sujet
Publicité
Publicité