La surprise Florencio

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Vainqueur surprise de la Clasica San Sebastian samedi, Xavier Florencio a offert à l'équipe Bouygues Telecom un succès de prestige. L'Espagnol s'est imposé au sprint devant Stefano Garzelli et Andrey Kashechkin. Alejandro Valverde, huitième et encore un p

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Crédit: Eurosport

C'est l'été des premières pour Bouygues Telecom. Le mois dernier, Pierrick Fedrigo avait offert à la formation vendéenne son premier bouquet sur le Tour de France. Samedi, Xavier Florencio a signé la toute première victoire dans une classique estampillée Pro Tour des hommes de Jean-René Bernaudeau. "Ce matin, on était partis pour la gagne, a confié l'heureux manager sur le site officiel de Bouygues. Dans le sprint, Xavier était idéalement placé. Il n'a pas pris de courant d'air. Je suis vraiment content ".
Florencio, Catalan de 26 ans arrivé l'hiver dernier chez Bouygues, trouve là le point culminant de sa carrière. Troisième du classement final du Tour de l'Ain voilà quelques jours, il se savait en forme. "Dominique Arnould a vu qu'il arrivait avec de l'ambition et qu'il aurait pu même remporter l'épreuve", ajoute Bernaudeau. C'est également une belle revanche pour l'Espagnol, malheureux en début de saison, puisqu'il s'était fracturé la clavicule lors du Tour des Flandres.
Le Jaizkibel n'a pas suffi
Au Pays Basque, il était en tout cas incontestablement le plus fort dans le sprint final, qu'il a lui-même lancé à plus de 300 mètres de la ligne. Personne n'a pu le reprendre, pas même Stefano Garzelli et Andrey Kashechkin, qui l'accompagnent sur le podium. On regrettera simplement que cette superbe victoire de l'équipe vendéenne ne soit pas l'oeuvre d'un coureur français. Les Tricolores sont pourtant majoritaires dans l'effectif de l'opérateur téléphonique...
Souffrant du syndrome Milan-San Remo, l'épreuve basque se veut moins sélective que par le passé. Il est de plus en plus fréquent de voir un peloton, plus ou moins dense, se disputer la victoire. Ce fut le cas cette année. Jadis intraitable juge de paix, l'Alto de Jaizkibel, col de première catégorie dont le sommet est situé à 32 kilomètres de l'arrivée, n'a servi qu'à éliminer les plus faibles. Denis Menchov, Carlos Sastre et Iban Mayo avaient pourtant pris les devants dans l'ascension, formant un trio de choc.
Au sommet, les trois hommes possédaient une grosse vingtaine de secondes sur un peloton dynamité. Pendant près de 30 kilomètres, ils allaient tenir tête, avant de céder dans les faubourgs de San Sebastian, devant les efforts de l'équipe Caisse d'Epargne, oeuvrant pour Alejandro Valverde. Mais ce dernier manque sans doute encore un peu de fond. Trop court lors du sprint final, il doit se contenter de la huitième place. A deux semaines de la Vuelta, il s'est quand même pleinement rassuré.
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