Que du bonheur

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Jean-René Bernaudeau a été récompensé de sept années de travail par la victoire samedi de l'Espagnol Xavier Florencio dans la Clasica San Sebastian. Pour le manager vendéen, c'est le premier succès d'un membre de son équipe dans une classique. Le boss des

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Crédit: Eurosport

"Mon destin est formidable", n'a de cesse de répéter le stratège chouan de Bouygues Telecom, qui connaît enfin tous les bonheurs pour sa 7e saison professionnelle. Après une victoire d'étape dans le Tour de France signée Pierrick Fedrigo, Bouygues s'adjuge une manche de ProTour, cueillie samedi par le Catalan Florencio, en s'extirpant d'une meute de 51 éléments le long d'une des plus belles baies du monde.
Quadruple vainqueur du Midi libre en son temps, "JR" n'est pas étonné par cette subite réussite. "Nos coureurs sont pleins d'espoir. On prend toujours nos responsabilités. Dans le Tour, nous avons été de toutes les échappées sauf deux, celles de Pau et de Montélimar ", observe-t-il. "Nous formons donc une équipe très populaire qui est en train de se bâtir un beau palmarès". A chaque jour suffit sa peine, et Jean-René Bernaudeau ne prend pas ombrage d'une 19e et avant-dernière place au général du ProTour, juste devant la Française des Jeux. "On a des coureurs qui plaisent et donnent l'image d'une formation qui joue le sport à fond, tranche-t-il. D'ailleurs, ils sont sollicités".
Après Bonjour et La Boulangère, "JR" s'est trouvé l'année dernière le partenaire adapté à ses ambitions pour une durée de quatre ans. Les moyens sont là pour faire du très bon boulot. Cependant, il continue de taire les chiffres. "Nous possédons un vrai budget conforme à notre place. Il n'est pas nécessaire de faire de l'inflation. Du reste, on nous prend vraiment au sérieux maintenant ", estime-t-il. "Ma vie a toujours été difficile mais belle et extraordinaire à la fois", ajoute-t-il.
Il faut dire que Bernaudeau a le flair. C'est lui qui a en effet découvert Xavier Florencio dans le Massif central, le jour où il a devancé en 2002 pour le gain d'une étape du tour de l'Avenir Antony Charteau. Engagé pour les classiques, Florencio est sous contrat pour une année encore. "Mais s'il veut revoir son salaire à la hausse, il faudra qu'il signe une année supplémentaire, souffle le mentor. Je suis comme Domenech, un contrat, ça se respecte ". Soucieux de jouer la carte régionale puis nationale, Bernaudeau s'est toujours laissé tenter par les sirènes ibères.
Avec Florencio, il n'est pas déçu, ce qui avait été le cas en 2004 avec Joseba Beloki, l'ex 2eme du tour de France. "Il était asthmatique en Espagne et pas chez nous, confie-t-il. D'un commun accord, un terme a donc été mis au contrat". Jean-René Bernaudeau se félicite que ses "coureurs soient pleins d'espoir" mais il émet un autre voeu : "Que l'affaire Puerto traîne moins", allusion à l'affaire de dopage sanguin en Espagne, qui a débouché sur la mise à l'écart de plusieurs coureurs, dont l'Allemand Jan Ullrich et l'Italien Ivan Basso, du Tour de France 2006. Histoire que chacun pédale davantage dans le bonheur.
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