Clasica San Sebastian - Dans l'histoire : Remco Evenepoel gagne à San Sebastian pour la quatrième fois

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Il était tout simplement le plus fort. Après avoir dû plancher pour revenir sur la tête de course à cause d'une crevaison, Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe) a remporté samedi la Clasica San Sebastian au sprint devant un autre homme fort du dernier Tour de France, Richard Carapaz. Le Belge est désormais le seul homme à avoir inscrit quatre fois la classique basque à son palmarès.

Evenepoel domine Carapaz à l'issue d'un sprint parfaitement maîtrisé : sa victoire en vidéo

Video credit: Eurosport

Et de quatre ! Remco Evenepoel a remporté pour la quatrième fois la Clásica San Sebastián ce samedi au Pays basque. Malgré une crevaison à 50 kilomètres de l’arrivée et une chasse de près de 20 kilomètres, le Belge de la Red Bull-Bora-Hansgrohe s’est isolé dans la dernière difficulté du jour en compagnie de Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) avant de battre l’Équatorien au sprint dans les rues de San Sebastián. Il surfe sur la vague de sa deuxième place au Tour de France et devient le nouveau recordman de victoires sur l’épreuve basque avec quatre succès.
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A 8km de l'arrivée, Evenepoel et Carapaz s'échappent dans la dernière difficulté du jour

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Remco Evenepoel a eu chaud. Grandissime favori, il a été victime d’une crevaison à quelques encablures du pied de l’Erlaitz (3,8 km à 10,6 %) à 50 kilomètres de l’arrivée. Le Belge a dû s'infliger une sacrée poursuite pour revenir. Les Red Bull-Bora-Hansgrohe ont effectué un gros travail toute la journée pour contrôler l’échappée matinale de huit coureurs, reprise dans le Jaizkibel (8 km à 5,6 %), la première difficulté du triptyque final. Mais dans le money time, les coéquipiers de Remco Evenepoel ont paru dépassés : personne ne s'est relevé sur la partie de transition avant la bosse pour attendre le champion olympique pointé alors à près de 30 secondes de la queue du peloton.

Evenepoel pas gâté...

Agacé, le Belge est patiemment remonté dans la file des directeurs sportifs puis a effectué la montée de l’Erlaitz au train, en lissant son effort comme il sait si bien le faire. Giulio Pellizzari s’est finalement relevé et sacrifié au pied pour aider son leader. Après un début de descente tambour battant, le 2e du Tour de France est revenu en ramenant avec lui une trentaine de coureurs distancés. Remco Evenepoel a même pu retrouver un coéquipier de choix avec Maxim Van Gils, très remuant dans le final. Plus de peur que de mal.
Une quarantaine de coureurs se sont présentés au pied de l'ultime ascension du jour : le Murgil et ses pourcentages redoutables (2,1 km à 10 %). Tous les favoris ont répondu à l’appel de ce mur basque à l'exception de Ben Healy (EF Education-EasyPost), Mauro Schmid (Jayco AlUla) ou encore Mikel Landa (Soudal Quick-Step), distancés dans l’Erlaitz. Les UAE Team Emirates-XRG ont assuré le tempo jusqu’au pied pour Jan Christen et Jhonatan Narvaez. Comme souvent, tout s'est joué dans ce Murgil, véritable juge de paix de cette Clásica San Sebastián.
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Evenepoel : "Ça aurait été mieux sans crevaison mais quelle journée !"

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...Mais à l’heure

Dans cette montée par paliers, Remco Evenepoel a été patient. Il a d'abord laissé Maxim Van Gils faire un gros boulot avant de démarrer à un peu plus de 700 mètres du sommet. Le Belge a imprimé un train infernal que seul Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) est parvenu à suivre. Un temps dans la roue, Louis Barré (Visma-Lease a Bike) n’a pas réussi à basculer avec les deux hommes, tout comme Giulio Ciccone (Lidl-Trek), le tenant du titre, malgré un haut de Murgil impressionnant. Le duo Evenepoel-Carapaz s'est entendu à merveille et s'est disputé la victoire au sprint. Pas besoin de photo-finish, le Belge a bien la meilleure pointe de vitesse et s’est logiquement imposé dans les rues espagnoles.  
Décidément, les hommes forts de la fin du Tour de France se sont montrés à leur avantage, contrairement à ceux qui préparent la Vuelta dans cette classique à la croisée des chemins et des pics de forme. Remco Evenepoel continue de surfer sur sa forme étincelante de juillet pour signer son quatrième succès dans l’épreuve basque : un record. La Clásica San Sebastián a bel et bien trouvé son nouveau roi.
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