Plombé, largué, titillé… Remco Evenepoel n'a jamais douté pour aller remporter sa quatrième Clasica San Sebastian devant Richard Carapaz
Eurosport sur GoogleVainqueur sans conteste de sa quatrième Clasica San Sebastian, Remco Evenepoel a vécu un samedi basque agité. Ce succès était sans nul doute "le plus difficile" de ses quatre, comme le Belge l'admettait à l'arrivée, après avoir été retardé par une crevaison avant l'avant-dernière bosse du jour. De quoi le contraindre à une jolie remontée, conclue aisément d'un sprint face à Richard Carapaz.
Evenepoel : "Ça aurait été mieux sans crevaison mais quelle journée !"
Video credit: Eurosport
Remco Evenepoel s'est toujours su plus rapide que la concurrence, samedi après-midi, au moment d'avaler les 221 bornes de cette Clasica San Sebastian 2026. Grandissime favori au départ, le Belge de 26 ans a glané dans les rues de Donostia son quatrième succès en autant de participations à l'épreuve basque. Sans partage, mais avec la manière, et la sueur du méritant qui a cravaché, en solo (ou presque) pour surmonter une crevaison malvenue, au pied de l'avant-dernière bosse, à cinquante kilomètres de l'arrivée.
"Je pense que c'était la plus difficile des quatre (victoires)", estimait Evenepoel, à peine essoufflé par son sprint sans conteste face à Richard Carapaz, deuxième à l’arrivée. Même après avoir lutté pour s'offrir le droit d'y figurer. "Après Jaizkibel (la quatrième ascension du jour), j'ai vu que mon pneu était à plat. Je savais que la ligne arriverait super vite, donc on devait être patients." Et en jambes, qui plus est.
Je n'étais pas en difficulté
Au pied de l'Erlaitz, avant-dernière difficulté de la journée, le Belge comptait près d'une minute de retard sur le peloton des favoris. Evenepoel, reparti sur une nouvelle monture, a patiemment remonté la file des voitures pour revenir sur ses concurrents, longtemps sans le soutien de ses équipiers, affairés plus tôt dans l'étape à contrôler l'écart entre le peloton et les échappés. Au milieu des klaxons, et visiblement agacé, le Flamand n'a pourtant jamais douté, selon ses dires à l'arrivée.
"Je n'étais pas en difficulté, retraçait-il à Eurosport, tout sourire après l'effort. J'ai pratiquement rattrapé tout l'écart dans la montée, j'allais plus vite que les gars de devant. Je devais juste me contenir, parce qu'il y avait encore une longue distance à parcourir." Et puis, s'il n'y avait pas eu ce fichu contretemps pneumatique, Evenepoel aurait simplement frappé plus tôt. "Si je n'avais pas eu ce pneu crevé, j'aurais tenté d'attaquer dans l'Erlaitz, mais ça ne s'est pas passé comme ça.
Carapaz n'a pas fait le poids au sprint
Giulio Pellizzari a fini par offrir succinctement ses services pour ramener son leader, de retour au niveau de la meute à une quarantaine de bornes du terme, dans les pentes dudit Erlaitz. Une fois l'incident derrière eux, les bons soldats de RedBull-Bora-Hansgrohe, Maxim van Gils en tête, ont contrôlé le final pour permettre à leur leader de se remettre dans le coup, puis de s’échapper, en duo avec le seul Richard Carapaz, promettant un duel annoncé entre animateurs du Tour de France.
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A 8km de l'arrivée, Evenepoel et Carapaz s'échappent dans la dernière difficulté du jour
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Sur la lancée de leur Grande Boucle animée, les deux hommes ont pris la fuite dans l'ultime ascension. Seul l'Équatorien a su suivre le rythme d'Evenepoel, parti à huit kilomètres de l’arrivée pour démontrer qu’il restait simplement trop fort. Au sprint, le leader d'EF Education-Easy Post n'a pas fait le poids, au contraire des cannes de son vis-à-vis, encore fraîches après un Tour de France conclu à la deuxième place du classement général.
Pas rancunier envers ses coéquipiers
Tout Carapaz qu’il est, le champion olympique de 2020 n’a pas franchement inquiété Remco Evenepoel. "Quand j'ai lancé, j'ai très vite senti que j'allais remporter le sprint, abondait le Belge pour Eurosport. (…) Je suis très heureux, j'avais de très bonnes sensations aujourd'hui, c'était une super journée. Bien sûr, la situation a été un peu piégeuse pour nous, à 50 kilomètres de l'arrivée, mais la victoire reste le plus important."
Esseulé, largué, et titillé par un Équatorien coriace au moment de se détacher, Remco Evenepoel n’a jamais soupçonné qu’elle pourrait lui échapper, in fine, cette quatrième victoire basque. Et puis, même après avoir galéré, au moment de remonter la file des voitures en solo, un bon leader reste un bon leader. Sans rancune pour les copains. "Giulio (Pellizzari) a fait un grand boulot en bas de l'Erlaitz pour me ramener le plus proche possible, Maxim (van Gils) a été patient à l'avant pour m'attendre. Je devais finir le travail de mes coéquipiers." Coché.
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Evenepoel domine Carapaz à l'issue d'un sprint parfaitement maîtrisé : sa victoire en vidéo
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Course en ligne | HommesSan Sebastián → San Sebastián / 221.1 km
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