Le malaise Andy Schleck

Alors que le climat ne cesse de se détériorer chez RadioShack-Nissan, Andy Schleck a encore déçu dans les grandes largeurs ce lundi.

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Crédit: Eurosport

Et Andy Schleck s'est assis sur sa selle, se laissant décrocher par l'arrière du peloton. Pas de grimace, pas de problème mécanique. Son bourreau : ni le Galibier, ni l'Alpe d'Huez, ni le Tourmalet mais la côte de la Sizeranne (2,9 km à 6,6 %), classée en troisième catégorie. Ce mardi, Andy Schleck a lâché plus de trois minutes dans la vallée du Rhône. C'est au seuil des dix derniers kilomètres que le héros du Galibier lors du Tour 2011 a été distancé irrémédiablement, sans paraître pour autant avoir puisé dans ses ultimes réserves.
"C'est inattendu !", a reconnu à l'arrivée Johan Bruyneel, le responsable de l'équipe RadioShack-Nissan qui a voulu faire contre mauvaise fortune bon coeur: "Je ne m'attendais pas à un scénario de ce genre. Je n'ai pas encore parlé avec lui mais la seule explication possible, c'est le manque de rythme de compétition." La situation est-elle inquiétante pour le cadet des Schleck, qui n'a pas couru depuis la fin avril (Liège-Bastogne-Liège) ? "Ce n'est pas un désastre. Le Tour démarre le 30 juin mais, bien sûr, il faut une amélioration", a grincé Bruyneel.
Wiggins : "Ce n'est que le Dauphiné"
Cette nouvelle défaillance ne peut qu'alourdir le climat dans l'équipe luxembourgeoise, reprise en main par Bruyneel à la fin de la saison dernière. Surtout après l'absence de résultats des frères Schleck dans les classiques ardennaises et le différend né de l'abandon de l'aîné, Frank, dans le récent Giro, à la surprise de son responsable d'équipe. "Pour le moment, a déclaré Bruyneel la semaine dernière, seul Cancellara a sa place acquise dans le Tour", signifiant bien que le comportement de ses deux leaders était de nature à l'agacer. Pas certain que la nouvelle péripétie de ce lundi soit de nature à apaiser l'ancien boss d'Armstrong. "Personnellement, si j'étais manager, je n'essaierais pas de régler mes problèmes avec mes couleurs par le biais de la presse. Peut-être que Bruyneel est mis sous pression par le sponsor, qui pourrait s'impatienter", ripostait Andy Schleck dimanche.
Chez les grands leaders, l'étonnante fébrilité d'Andy Schleck n'inquiète personne. Ni Cadel Evans ni Bradley Wiggins ne s'en font pour le Luxembourgeois. "Andy (Schleck) ? Il sera (dans le coup) sur le Tour, comme souvent", prévient le Britannique. "Sans manquer de respect au Dauphiné, ce n'est que le Dauphiné. On est encore loin du Tour." Problème, après avoir été malade sur Paris-Nice puis dans les classiques, Andy était venu en Rhône-Alpes pour se rassurer. C'est raté.
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