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Dauphiné, 2e étape : Viviani s'impose au sprint

Viviani rapide comme le vent
Par Eurosport

Le 03/06/2013 à 14:43Mis à jour Le 03/06/2013 à 19:15

Malgré un parcours accidenté et un final venteux, Elia Viviani (Cannondale) s’est imposé au sprint à Oyonnax lors de la deuxième étape du Dauphiné.

Celle-là, Elia Viviani (Cannondale) ne l'a pas volée. Protégé toute la journée par ses équipiers, le sprinteur italien était presque devenu invisible aux yeux de son principal rival et grand favori de cette deuxième étape, Gianni Meersman (OPQS). Dans un final où le vent avait même balayé les barrières, l'ancien pistard a lancé le sprint à 100m de la ligne et a claqué sa première victoire de l'année dans un coup de vent. Impuissant, Meersman prend la deuxième place juste devant Tony Gallopin. Au classement général, le maillot jaune reste toujours sur les épaules du coureur d'Europcar, David Veilleux.

Malchanceux sur le Giro, Elia Viviani s'est rattrapé sur le Dauphiné. En remportant le 20e succès de sa carrière, le jeune coureur âgé de 24 et formé à l'école de la piste a pu se consoler de ses deux places de deuxième sur le récent Tour d'Italie.  Pourtant, le nom du coureur italien n'était pas inscrit en tête de liste des favoris sur cette étape alternant montées et descentes dans les 60 derniers kilomètres.

Viviani, l'homme invisible

Invisible et mis à l'abri durant toute la journée, Viviani a laissé les équipes Europcar et Oméga Pharma – Quick-Step faire le boulot pour rattraper les échappés du jour. Les fuyards, Thomas Damuseau (Argos), José Mendes (NetApp), Rudy Molard (Cofidis) et Arnaud Gérard (Bretagne-Séché), n'ont compté que 4'50" d'avance au maximum et ont été tenus à une distance raisonnable du peloton durant toute la journée. Sous l'impulsion de la formation de Jean-René Bernaudeau, puis sous celle du favori du jour Gianni Meersman, l'écart a fondu comme neige au soleil, pour enfin devenir inexistant à 15km de l'arrivée.

Seulement épaulé dans le final par Michal Kwiatkowski, Meersman y aura sans doute laissé quelques cartouches. Cependant, même s'il avait été mieux soutenu, en terme de vitesse pure le pensionnaire d'Oméga n'est pas aussi puissant que l'Italien. "Je sors du Giro et je me sens de mieux en mieux a déclaré le vainqueur du jour. Meersman était peut-être le plus fort sur ce type de parcours, mais moi aussi je me sentais très bien". Intraitable sur cette étape, Viviani a fait parler sa pointe de vitesse. Mais que le Belge garde la frite, le Dauphiné n'est pas terminé. Mardi, le parcours proposé est quelque peu similaire à celui de ce lundi, avec toutefois moins de côtes. L'arrivée, toujours jugée en descente, pourrait être l'occasion de prendre sa revanche.

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