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Critérium du Dauphiné | On a retrouvé Primoz Roglic... pour le meilleur et pour le pire
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Publié 09/06/2024 à 17:26 GMT+2
A l'échelle de Primoz Roglic, une victoire dans une course par étapes World Tour d'une semaine est une habitude… qu'il avait perdue. Lui, l'homme aux 9 succès sur ces épreuves, attendait depuis bientôt 15 mois pour décrocher la 10e. Chose faite après un final haletant ce dimanche sur le Dauphiné dans lequel il a bien failli tout perdre, fruit d'un de ses plus gros défauts qui ne le quitte pas.
Comment Roglic a sauvé son maillot jaune pour 8 secondes
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Puisqu'il ne s'en départit jamais, personne ne fut surpris de voir Primoz Roglic (BORA-Hansgrohe) sourire jusqu'aux oreilles sur le Plateau des Glières, théâtre magnifique de l'arrivée du Critérium du Dauphiné. Après tout, il venait de triompher de cette course prestigieuse pour la deuxième fois de sa carrière et qu'importe si la dernière étape n'a pas suivi le même scénario que les deux précédentes et, qu'une fois de plus, la fin aurait pu être moins joyeuse pour lui.
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Un succès "complètement fou" : Roglic a été menacé jusqu'au bout
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"Après tout ce qui s'est passé ces dernières semaines, c'est un très beau résultat, a réagi Roglic. C'est complètement fou d'avoir été capable de gagner le Dauphiné après cette semaine." Méthode Coué ou véritable satisfaction d'avoir évité, ces derniers mois comme cette semaine, les mauvais coups du sort ? Au Pays basque, il avait chuté mais sans gravité et ce fut la même chose cette semaine en France, ce qui, de son point de vue, n'est déjà pas si mal. Ajoutez-y la victoire finale donc et deux succès d'étape et vous obtenez une semaine franchement positive.
Roglic, le gagne-petit
En retrait à Paris-Nice pour son premier test avec sa nouvelle équipe, la BORA-Hansgrohe, où les ambitions des uns (Aleksandr Vlasov) pourraient s'entrechoquer avec les siennes, Roglic savait que le Dauphiné était très important. "C'est quelque chose que nous voulions, on en avait besoin en tant qu'équipe", a-t-il noté sitôt la ligne d'arrivée franchie, preuve qu'il avait aussi un message à faire passer.
Toute la semaine, les Vlasov, Hindley ou Jungels ont travaillé pour lui, le patron. S'ils ont flanché ce dimanche, comme leur leader, ses équipiers ont fait un sacré boulot pour l'emmener là où il aime être. Comme à ses plus belles heures, le quadruple vainqueur de la Vuelta ne s'est pas lancé dans des grandes chevauchées. Son truc à lui, ce sont les petits gains qui s'accumulent pour en faire des grands. Placé derrière Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) après le chrono, il n'a eu qu'à attendre la montagne pour prendre les rênes de la course.
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Roglic dans un fauteuil : l'arrivée de la 7e étape
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Sa puissance dans les arrivées des 6e et 7e étapes lui a permis d'engranger les secondes de bonifications tout en le rassurant sur sa forme du moment. Sans elles, il n'aurait d'ailleurs pas gagné le Dauphiné puisque Matteo Jorgenson, son dauphin au général, ne pointe qu'à huit secondes. C'est à la fois sa force la plus létale mais aussi, sans doute, son talon d'Achille. A ne pas vouloir prendre des risques, Roglic s'expose au risque de tout perdre.
Il ne changera jamais
On peut dire que l'on a retrouvé l'entièreté de Primoz Roglic. Lui le sprinteur des montagnes ne gagne jamais avec une marge conséquente et refuse souvent de tuer la course. Il n'avait ainsi pas écarté Tadej Pogacar des prétendants à la victoire finale sur le Tour de France 2020 avec les conséquences funestes, pour lui, que l'on connaît. Il a bien failli, à une échelle très inférieure, refaire la même erreur sur ce Dauphiné. Supérieur à ses adversaires vendredi et samedi, il n'a pas cherché à les mettre définitivement sous l'eau.
"J'ai eu de la chance qu'ils n'aillent pas plus vite devant, reconnaissait-il dimanche. J’ai vraiment eu du mal aujourd’hui, comme depuis quelques jours d'ailleurs". Gagner le Dauphiné n'était pas une "priorité" dit-il mais s'il voulait se tester, pourquoi ne pas avoir voulu aller plus loin dans l'effort cette semaine ? Sans doute ne le changera-t-on jamais et peut-être espère-t-il s'accrocher aux roues de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard sur le prochain Tour de France.
"C'est définitivement bon pour la confiance avant le Tour, souriait encore le vainqueur du jour Mais l'un est le Dauphiné et l'autre c'est le Tour. Pour l'instant je veux profiter, on ne gagne pas tous les jours des courses comme celle-ci." Et certainement pas avec un tel scénario pour finir même si, dans le cas de Roglic, c'est assez habituel.
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"La puissance qu'il dégage dans les 300 derniers mètres !" Comment Roglic a déposé Ciccone
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