Dauphiné 2025 – A l'attaque sur la 2e étape, Romain Bardet rêve d'une victoire avant de raccrocher
Mis à jour 09/06/2025 à 23:50 GMT+2
Tic-tac. Les jours passent et la retraite de Romain Bardet s'avance à grands pas. À l'attaque lundi sur la 2e étape du Critérium du Dauphiné, l'Auvergnat a voulu briller sur ses terres, mais sûrement aussi se tester. Mardi, sur la 3e étape, le profil sera bien plus favorable pour une victoire d'un coureur échappé. Certainement la dernière chance de victoire pour Bardet.
La 3e étape fait de l'œil aux baroudeurs : son profil en vidéo
Video credit: Eurosport
À quoi pensait Romain Bardet au moment de se dresser sur les pédales, à un peu moins de vingt kilomètres de l'arrivée lundi ? L'Auvergnat a été le seul attaquant dans le final de la 2e étape, isolé dans la Côte de Nonette (1,8 km à 5,7%) et rattrapé à neuf bornes du but. Un coup pour rien animé par une fièvre nostalgique, sur des routes que le grimpeur emprunte depuis ses plus jeunes années. Bien décidé à peser d'une manière ou une autre sur la course, Bardet n'a pas non plus abandonné l'idée de s'imposer une dernière fois avant de raccrocher. Alors, autant tenter, tant que les jambes le permettent.
Cette fois, c'est bien la dernière. Le couperet tombera dimanche, et Romain Bardet cessera sa carrière chez les professionnels. D'ici-là, le natif de Brioude veut s'offrir une fin rêvée, à l'image de son dernier Tour de France, entamé par la voie dorée : victoire d'étape et maillot jaune décrochés sur la 1re étape. Deux crans en dessous des "fantastiques" lâchés comme des fauves dans l'arène dimanche, Bardet a lancé pour de bon son ultime Dauphiné en s'échappant à 19 kilomètres du but, dans la dernière difficulté répertoriée de la 2e étape lundi.
La Nonette, pour le plaisir et les siens
Derrière cette offensive se cache une explication, enfin, une partie en tout cas. L'Auvergnat connaît ces routes par cœur. Le Français s'y frottait à douze ans, déjà. Alors, forcément, l'occasion était trop belle pour ne pas essayer, ou au moins s'y faire plaisir, une dernière fois. "C'était une très belle étape, avec beaucoup de supporters qui nous encourageaient le long de la route, a salué Bardet après l'étape sur le site de sa formation Picnic PostNL. C'était un plaisir de voir et de vivre cette expérience. J'ai couru la dernière ascension, la Côte de Nonette, ces 25 dernières années, alors c'était une bonne occasion pour la dernière fois de tenter ma chance et de voir ce qui aurait pu se passer."
Le grimpeur s'est bien offert une courte échappée en solo, mais le peloton, guidé par ses deux antennes (UAE Emirates-XRG et Visma | Lease a bike), n'a pas laissé plus de vingt secondes au local. Il est vrai que le profil du final ne laissait guère de doute au scénario tissé à l'arrivée. Rajoutez un vent légèrement défavorable, et vous obtenez une meute de potentiels attaquants réduite à peau de chagrin. Pour Bardet, l'objectif était ailleurs. Il a brillé devant les siens. Il avait les jambes, aussi. Un mini-raid de cet acabit peut lui servir à se mettre en confiance. L'horloge tourne, tout est bon à prendre.
La 3e étape : peut-être la bonne, sûrement la dernière
Le Graal serait évidemment cette fameuse victoire, qui couronnerait un chant du cygne rêvé. Mais où et quand pourrait-il raisonnablement l'obtenir ? Sûrement pas lors du chrono de Saint-Péray, ni à Mâcon, sur une arrivée tout aussi favorable aux sprinteurs passant convenablement les bosses. Le week-end final dessiné dans les Alpes risque d'être chasse gardée des Tadej Pogacar & compagnie, armés chacun d'une escouade apte à avaler n'importe quelle échappée.
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À bien y regarder, il reste donc la 3e étape (à suivre sur Eurosport et l'application MAX), prévue ce mardi. Voilà, sur le papier, la dernière chance pour Romain Bardet de décrocher un douzième bouquet, presque un an après le dernier. Le destin est taquin, puisque l'étape partira de Brioude, berceau chéri du Français. Il est inconcevable de ne pas voir Bardet dynamiter le pied de la Côte de Cornille, et s'offrir un dernier frisson, un vrai, avec l'adrénaline d'une victoire accessible. Sur ces routes irrégulières, ces toboggans auvergnats, Bardet et les échappés trouveront le terrain parfait pour prendre de l'élan, et s'offrir un coin de lumière, si rare lorsque les géants étalent leur ombre. Si pour ces derniers, la course s'arrête dimanche, une grande partie des autres jettera sa dernière carte mardi, Bardet y compris.
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