L'impuissance de Remco Evenepoel (4e du Dauphiné) face à Tadej Pogacar (1er) et Jonas Vingegaard (2e) : "Parfois, c'est un peu décourageant…"

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Dauphiné paradoxal pour Remco Evenepoel. Quatrième de l'épreuve qui s'est achevée dimanche au plateau du Mont-Cenis, il a fait mieux qu'en 2024 (7e), malgré un plateau plus relevé cette année. Cependant, il n'a pas comblé l'écart en altitude avec Jonas Vingegaard et, surtout, Tadej Pogacar, lauréat impérial. Pour le Belge, être "déjà à la limite" quand les deux cadors démarrent est dur à avaler.

Evenepoel : "Le rythme des équipiers est comme un rythme d'entraînement pour Pogacar et Vingegaard"

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"C'est comme si le rythme élevé des équipiers était un rythme d'entraînement pour eux." C'est avec un sourire amer dans la voix que Remco Evenepoel a ainsi résumé la domination de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, dimanche à l'arrivée du Critérium du Dauphiné. Pour le Slovène, on peut même parler de suprématie, tant il a été un cran au-dessus du Danois durant l'antépénultième et la pénultième étapes, pour s'adjuger l'épreuve aisément. Mais par le prisme du Belge, il y a bien deux ténors à aller chercher.
Evenepoel se déplore "encore assez loin" des deux "big guys", après un Dauphiné qu'il a achevé à la 4e place, également devancé par Florian Lipowitz (3e), légèrement en difficulté en direction du plateau du Mont-Cenis, dimanche, mais impressionnant pendant une semaine. Pour le leader de Soudal Quick-Step, batailler avec les "très bons" n'est pas l'objectif. Celui-ci est clair : rompre avec ce sentiment d'impuissance quand les deux monstres qui se partagent les cinq dernières éditions du Tour de France accélèrent en altitude.
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Ce n'est pas vraiment ma nature
Le problème a deux pans, qui se rejoignent. "Parfois, c'est un peu décourageant de les voir attaquer à fond alors que vous êtes déjà à la limite", expose Evenepoel, qui espère repousser le moment où il se sent au bord de la rupture. Puis vient la question de l'explosivité, pour celui qui est capable de placer des démarrages assez brutaux – dans la Redoute lors de Liège-Bastogne-Liège en 2022, par exemple – mais qui est plutôt adepte de lisser son effort en montagne. "Je dois travailler ces changements de rythme, quand le tempo est déjà élevé et qu'il faut y aller au max pendant cinq minutes, ce n'est pas vraiment ma nature", admet-il.
"Je dois devenir un encore meilleur grimpeur", synthétise le double champion olympique, qui avait été battu de respectivement 3 et 9 minutes par Vingegaard et Pogacar lors du Tour de France 2024. Il a cependant rappelé qu'il disposait d'un atout à leur opposer, durant ce Dauphiné : le contre-la-montre. Globalement, Evenepoel a donné des gages de forme à trois semaines de la Grande Boucle (5-27 juillet), la chute qu'il a subie jeudi à Mâcon, maillot jaune sur le dos, relativisant en prime son délitement modéré des trois derniers jours.
Son entraîneur avait prévenu qu'il arrivait avec 1,5kg de moins sur la balance qu'il y a un an. Le résultat a été à la hauteur, avec une 4e place d'une épreuve dauphinoise plus relevée qu'en 2024, lorsqu'il avait terminé 7e. Quand le Belge de 25 ans suggère "plus ou moins un copier-coller" d'une année sur l'autre, il fait seulement référence à ses sensations un peu meilleures du dimanche, par rapport à celles du samedi et du vendredi. Ou alors il se montre bien sévère envers lui-même. En revanche, quand il constate que deux "big guys" demeurent bien au-dessus de lui, il n'est que réaliste.
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