Nous ne sommes pas encore au mois de juillet, le printemps débute à peine, mais voilà déjà Cadel Evans en jaune sur les routes françaises. Evidemment, du Critérium International au Tour de France, il existe un monde, à la fois temporellement et sportivement. Mais l'épreuve corse est tombée à pic pour l'Australien. Après sa performance discrète sur Tirreno-Adriatico, épreuve qu'il avait remportée en 2011, certains avaient pu le juger en retard dans sa préparation. Manifestement, il n'en est rien.
En signant ces deux premières victoires de la saison sur le Critérium (le chrono et le classement final), Evans a démontré qu'il était parfaitement dans les temps. Qu'il s'agisse de l'épreuve chronométrée, remportée à Porto-Vecchio samedi par le leader de BMC, ou de l'ascension du col de l'Ospedale, juge de paix du week-end corse dimanche, il a fait preuve d'autorité. "Ma victoire ici, surtout celle dans le chrono, est à la fois un bon indicateur de ma forme et un gros coup de boost pour la confiance, a-t-il admis. Je n'avais pas spécialement besoin de me rassurer mais, comme tout le monde, je suis à la recherche de repères. Je les ai trouvés ici. D'autant que c'est une course courte et intense. Je suis un coureur de classement général et la victoire dans une course comme celle-ci est donc toujours satisfaisante pour moi."
Sur les Ardennaises en lieutenant de Gilbert
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Autre satisfaction pour Cadel Evans, outre sa forme personnelle, la performance de son équipe. "Si j'ai gagné, c'est aussi grâce au travail incroyable de l'équipe, a-t-il souligné. Surtout les jeunes." Max Sciandri, le directeur sportif, confirme: "Tim Roe et Yannick Eijssen, notamment, ont roulé pendant 150 des 179 kilomètres". "Tim revient après avoir connu des soucis, rappelle encore Evans. Je suis content pour lui et fier de l'équipe." Si l'Australien appuie sur ce point, ce n'est pas innocent. La spectaculaire armada BMC, impressionnante sur le papier après les arrivées cet hiver de Thor Hushovd et Philippe Gilbert, est en quête de victoires. Le Critérium International est tombé à pic pour montrer que la formation de John Lelangue valait aussi pour sa profondeur d'effectif et ses jeunes.
Fort de ce succès, Evans va pouvoir aborder son printemps apaisé. Sur la suite de son programme, il ne fait aucun mystère. Les Ardennaises, le Tour de Romandie et le Dauphiné marqueront les prochains plats de son menu. Mais pas toujours avec le même appétit. "Sur les Ardennaises, je vais essayer d'être un bon lieutenant pour Philippe (Gilbert), explique-t-il. Le Tour de Romandie est une épreuve spéciale pour moi et je vais essayer de m'y imposer à nouveau. Mais le Tour reste la priorité et chaque course aura pour but de m'amener à 100% au départ à Liège." En tant que tenant du titre, Evans sera l'homme à battre. Et c'est sans doute encore plus vrai en l'absence d'Alberto Contador et avec 100 kilomètres de contre-la-montre au programme. Evans n'avait pas besoin du Critérium International pour savoir qu'il serait dur à battre en juillet. Nous non plus. Mais une piqure de rappel ne fait jamais de mal.
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