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Le nom Cunego est un dérivé de "Koenig" qui signifie roi en allemand. Ça tombe bien, car Damiano Cunego est bien le nouveau roi du cyclisme italien. Couronné pour la première fois sur le Giro à seulement 22 ans, le Véronais compte désormais parmi les six plus jeunes vainqueurs de l'histoire du Tour d'Italie. Le retentissement de sa victoire, aussi indiscutable qu'inattendue, est considérable de l'autre côté des Alpes, car l'Italie cycliste est en manque de repères, en mal d'espoir depuis la disparition de Pantani. En Cunego, elle tient son nouveau champion, sa nouvelle idole.
Comparé initialement à l'ancien champion du monde Beppe Saronni, le jeune vainqueur du Giro a affiché de telles qualités de grimpeur que le parallèle avec Pantani s'est imposé de lui-même. Cunego a eu beau corriger ("Non, la comparaison n'a pas lieu d'être "), les tifosi ont persisté. Ils ont écrit, peint, affiché de nouveaux slogans sur la route du Giro ("Come Pantani", "Il nuovo Pantani", etc), encore inimaginables voici un mois.
Les J.O. et les Mondiaux
En révélant ce nouveau talent, le Giro a trouvé un second souffle. Cunego a apporté de la fraîcheur là où on redoutait de l'ennui, la faute à un scénario trop bien huilé, prédisant un énième duel Simoni-Garzelli. Les jambes de feu du jeune prodige ont dynamité les pronostics les plus solides. Son triomphe a le mérite de la clarté: quatre victoires d'étapes (qui portent son total à dix succès en mois après son festival sur le Tour du Trentin) et surtout un comportement irréprochable vis à vis de Simoni, leader désigné au départ chez Saeco.
C'est pourquoi l'Italie aime tout chez Cunego: le coureur, dont le panache n'a eu d'égal que le sang froid, et le jeune homme. L'histoire de ce garçon qui vit toujours chez ses parents, Enzo et Anna, qui partage sa chambre avec son frère, Donato, a touché la Péninsule. Après avoir touché au hockey puis au cross country, Cuneo s'est tourné vers le cyclisme relativement tardivement, débutant la compétition à 16 ans. Moins de sept années plus tard, pour sa troisième saison chez les pros, le voilà consacré star du peloton.
L'avenir dira si ce nouveau géant aura les épaules assez larges pour que cet exploit ne reste pas sans lendemain. A priori, on est tenté de répondre oui. Futur vainqueur du Tour de France? Trop tôt pour le dire. Il n'ira d'ailleurs pas se frotter aux cols des Pyrénées et des Alpes avant deux ans. Ses prochains rêves sont ailleurs. "Les Jeux Olympiques me font rêver. Et puis il y a le Championnat du monde, chez moi, à Vérone. Je l'avais gagné chez les espoirs. Mais là, ce sera autre chose!" confie le nouveau héros.
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