AFP
Cyclisme | "Mon ambition, c'est que l'équipe me survive" : Marc Madiot quitte la direction de Groupama-FDJ et passe président
Par
Publié 20/12/2025 à 07:34 GMT+1
C'est un grand pan de l'histoire du cyclisme français qui tire sa révérence, ce samedi. Le désormais ex-manager général de Groupama-FDJ, Marc Madiot, a annoncé quitter son poste. C'est Thierry Cornec, son adjoint qui prend le relais. Le Mayennais, fondateur en 1997 de l'équipe qui s'appelait alors "La Française des Jeux", reste dans le coin puisqu'il occupera le rôle de président de la formation.
Madiot : "On traîne un vieux french bashing"
Video credit: Eurosport
Marc Madiot, une figure du cyclisme français, a annoncé samedi qu'il quittait ses fonctions de manager général de l'équipe Groupama-FDJ pour passer le relais à son adjoint Thierry Cornec dont le profil, plus techno, illustre les changements profonds à l'oeuvre dans ce sport. "Il était opportun de se régénérer, d'ouvrir des portes et d'avancer. Je vais avoir 67 ans au mois d'avril. Je pense qu'il faut se tourner vers l'avenir. C'est le moment", a confié Madiot lors d'un entretien commun avec Thierry Cornec pour le journal L'Equipe et l'AFP.
Concrètement, le Mayennais, qui avait fondé en 1997 La Française des Jeux, devenue FDJ.fr puis Groupama-FDJ, après une riche carrière de coureur, "lâche le guidon" pour devenir "président de la structure", une mue qui sera effective administrativement en avril mais a en réalité déjà commencé. "Marc va continuer à participer au développement avec les partenaires et sera aussi le garant des valeurs de l'équipe", a expliqué son successeur, arrivé comme directeur général adjoint en juin 2024.
Madiot : Mon ambition, c'est que l'équipe me survivre
"Thierry reprend tout le sportif et devient manager général de l'équipe. L'opérationnel, ce sera Thierry", a insisté en retour Madiot, qui continuera "bien sûr" de se rendre "régulièrement" sur les courses, mais davantage dans un rôle d'ambassadeur. "Mon ambition, dit le double vainqueur de Paris-Roubaix (1985 et 1991), c'est que l'équipe me survive. Si je peux donner un coup de main dans d'autres secteurs que le sportif, ça me convient bien. L'équipe est mon deuxième bébé. Je l'aime, j'ai encore envie de la chérir, mais je sais qu'elle grandit et qu'elle est à majorité, qu'il faut qu'elle prenne son envol."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/07/27/image-8bc02edf-b47c-4b63-bd8a-48f99cc1246f-85-2560-1440.jpeg)
Madiot : "Quand on ne bat pas les plus grands, on rentre dans l'anonymat"
Video credit: Eurosport
La prise de recul du Mayennais, qui s'ajoute aux retraits d'autres dirigeants historiques comme Patrick Lefevere, Vincent Lavenu ou prochainement Jean-René Bernaudeau, marque un tournant dans un sport où les patrons ont historiquement été d'anciens coureurs. Un par un, ils sont remplacés par des profils plus techno, des chefs d'entreprise avant tout, à l'image de Thierry Cornec, 53 ans, responsable des ventes et directeur pendant 22 ans chez l'équipementier Mavic, puis directeur général du fabriquant de cycles Lapierre. "Les profils qui ont travaillé dans l'entreprise ont été formés à travailler avec des parties prenantes différentes, à ne pas fonctionner que sur l'émotion", a estimé Cornec.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité