Dans la roue de Kévin Vauquelin : "Ce sont les mêmes qui te montent sur un piédestal et te rabaissent…", le Français se confie sur les critiques

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Dans le reportage exclusif "Dans la roue de Kévin Vauquelin", à retrouver sur Eurosport et HBO Max ce mardi, le 7e du Tour de France se confie sur énormément de sujets, en montrant son quotidien. Entre son déménagement dans l'arrière-pays niçois, son changement de statut aux yeux du public et son rapport aux critiques, découvrez le nouveau coureur d'INEOS sous un autre angle.

Kévin Vauquelin sur Paris-Nice

Crédit: Getty Images

C'est peu dire que Kévin Vauquelin a changé de dimension l'été dernier. Le Normand qui évolue désormais sous les couleurs d'INEOS Grenadiers a connu un Tour de France de rêve, qu'il a terminé à une honorable 7e place. "T'imagines, on a vu ma tête sur une montgolfière", confiait le leader de l'équipe Arkéa-B&B Hôtels, totalement incrédule suite à cette vague d'amour qu'il a reçu. Passé professionnel en 2022, le rouleur-grimpeur a connu une ascension fulgurante qui l'a propulsé vers les sommets du cyclisme mondial. Un des thèmes sur lequel il se confie en longueur dans un magazine exclusif "Dans la roue de Kévin Vauquelin", à retrouver sur Eurosport et HBO Max ce mardi.
De la chancelante, et désormais disparue formation bretonne, Kévin Vauquelin est passé du tout au tout en signant chez INEOS Grenadiers, en tant que leader. Rencontré après Paris-Nice, dont il a pris la 4e place, le natif de Bayeux s'est confié sur son ascension éclair. De sa première victoire sur le Tour de France, à Bologne, en 2024 à sa participation aux Jeux olympiques, dont il a gardé le vélo bleu turquoise, qui trône toujours fièrement dans son salon.

La célébrité après un Tour réussi

Lorsque Colin Bourgeat, journaliste Eurosport, qui est allé à la rencontre du cycliste, lui a remontré les images de son succès dans les rues de la cité italienne, il a répondu dans un sourire. "Je faisais un peu le show, il y avait de l'émotion. J'ai fait au moins cinq célébrations, s'amuse le Normand de 24 ans. Quand je lève la tête, je vois écrit 'le Tour de France', je me dis : 'wow, je suis vraiment sur le Tour de France'. Je suis en train de gagner sur la course que je regarde depuis tout petit."
Parti pour une petite sortie en compagnie de notre journaliste, Kévin Vauquelin passe sur la promenade des Anglais et se fait encourager. "Depuis le Tour, ça a vraiment évolué dans ce sens-là. C'est sympa, on se sent soutenu", lâche dans un sourire le grimpeur. D'inconnu pour le grand public, Kévin Vauquelin a en effet été largement fêté lors du passage dans sa Normandie natale sur la dernière Grande boucle, avec notamment la 6e étape qui partait de Bayeux, sa ville natale.
Ce changement de statut s'est également accompagné d'une évolution dans son rapport à l'opinion des spectateurs, à la pression dès qu'un Français fonctionne un peu. "À chaque fois, dès qu'on a une contre-performance ou un truc, on n'est pas à 100%... Les gens s'esclaffent : 'surcoté, machin…'. Alors qu'en fait, ce sont eux qui te montent sur un piédestal et ce sont eux qui te rabaissent. Maintenant, je suis assez détaché. Ça m'a un peu touché, du coup, je vis pour moi en fait", détaille-t-il.
sur son salaire : je gagne très, très bien ma vie
Héros de sa région, il a décidé de déménager dans l'arrière-pays niçois pour bénéficier de meilleures conditions d'entraînement. "La Normandie et l'arrière-pays niçois, ce n'est pas le même combat", plaisante le coureur de la formation britannique. Conditions d'ensoleillement, reliefs montagneux et paradis des cyclistes, c'est un autre signe que Kévin Vauquelin a changé de statut. Un changement de cadre provoqué forcément par aussi un changement de conditions financières.
Le reportage n'élude pas cet aspect, soulignant l'écart entre les formations Pro Tour et les mastodontes du peloton. "Je gagne très, très bien ma vie. En tant que leader, à partir du moment où t'es médiatisé, tu gagnes plus d'argent", explique-t-il. L'un des autres thèmes sur lesquels il est revenu permet de mettre en perspective ces sommes : "Il faut aussi voir que sur dix ans, il faudrait que j'arrive à gagner autant sur une vie. Dans la gestion de ton argent, ce n'est pas pareil."
Tout en révélant aussi des chiffres sur ses anciens équipiers : "certains de mes équipiers étaient payés 2500€ par mois, c'est très bien pour une personne moyenne, mais rapporté à dix ans, ce n'est pas énorme." Faut-il rappeler que sa formation a connu des derniers mois très compliqués. Lorsque Kévin Vauquelin est allé chercher de manière héroïque la 2e place du Tour de Suisse, la structure bretonne se débrouillait avec les moyens du bord, avec un staff loin de ceux dont il dispose chez INEOS Grenadiers. Les moyens d'une des équipes les plus riches du monde, qui a tout fait pour attirer le Français dans ses filets, pour lui faire passer un cap.
Retrouvez "Dans la Roue de Vauquelin" ce mardi sur Eurosport 2 à 15h30 et sur HBO Max

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