Patrick Lefevere, personnage qui compte dans le cyclisme masculin, à la tête d'une des équipes, si ce n'est la, plus victorieuses du XXIe siècle, a longtemps montré de la défiance envers le cyclisme féminin. Encouragé à investir dans celui-ci, il a parfois eu des mots forts, arguant ne pas "être un organisme social". Comprenez qu'il ne comptait pas mettre de l'argent pour certainement le perdre. Mais en 2022, le manitou belge fera son arrivée chez les féminines en investissant dans la structure NXTG avec Experza.
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"Malgré l'opinion générale, je n'ai rien contre le cyclisme féminin"

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"Tout d'abord, je veux dire que, malgré l'opinion générale, je n'ai rien contre le cyclisme féminin, a souligné Lefevere dans une interview à Cyclingtips. Au contraire, avec Experza et NXTG, je commence mon aventure dans ce monde." Il y a quelques jours pourtant, son partenaire Deceuninck, qui l'a quitté après deux ans de partenariat, mettait en avant le soutien d'Alpecin-Fenix, qu'il rejoint, au cyclisme féminin.
"Le soutien aux jeunes talents et le renforcement du cyclisme féminin sont deux valeurs auxquelles nous tenons tous les deux en très haute estime", avait expliqué Francis Van Eeckhout, PDG de Deceuninck, dans le communiqué de l'équipe de Mathieu van der Poel. La preuve que du côté de Lefevere, le boulot n'était pas si bien fait.
"Nous mettons un pied dans l'eau pour tester la température si vous me permettez l'expression", précise Lefevere. Pour le moment, il investit seulement dans une structure, mais pas n'importe laquelle comme il l'explique. "Le cyclisme féminin grandit très rapidement. Cependant, j'ai l'impression qu'il n'y a pas assez de coureuses d'un certain niveau pour toutes les équipes World Tour. C'est pourquoi je veux faire les choses dans l'autre sens, à partir des juniors et des jeunes coureuses, leur donner un environnement pour grandir."

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NXTG Racing évolue au second niveau mondial mais surtout avec des coureuses de moins de 23 ans. "Nous devons faire grossir le nombre de cyclistes de qualité. C'est comme ça que vous faites grandir un sport, que vous le rendez plus durable". Dans le cyclisme masculin, Lefevere et ses différentes structures au fil du temps (Mapei, Quick Step, Deceuninck…) sont reconnues pour leur qualité de détection et de formation de grands champions comme Fabian Cancellara, Tom Boonen ou plus récemment Julian Alaphilippe et Remco Evenepoel.
Pourquoi Quick-Step, son sponsor depuis près de 20 ans, n'a pas tout simplement créer une équipe à son nom ? "Nous discutons avec nos sponsors actuels pour voir s'ils veulent investir, répond le Belge. Notre ambition en tant qu'équipe, Quick Step-Alpha Vinyl (nouveau co-sponsor à compter de 2022) est d'aller dans le cyclisme féminin le plus tôt possible et de faire grandir le cyclisme féminin à partir de ses fondations. Nous comprenons son importance."
Mais puisque Lefevere est ce qu'il est, il ne peut s'empêcher d'envoyer une pique à quelqu'un, en l'occurrence à ses partenaires. "Nos sponsors le veulent et me demandent d'investir dans le cyclisme féminin depuis longtemps. Mais pour eux, il fallait le faire avec notre budget existant. Nous ne pouvons pas rogner sur la qualité de l'équipe masculine, il nous faut d'autres revenus." Le message est passé.
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