DR

Marcel Kittel (Quick Step - Floors) : "Le comportement de Grivko est une honte pour le cyclisme"

Kittel : "Le comportement de Grivko est une honte pour le cyclisme"

Le 02/02/2017 à 15:58Mis à jour Le 02/02/2017 à 17:24

TOUR DE DUBAÏ - Frappé au visage par Andriy Grivko (Astana) en pleine étape jeudi, Marcel Kittel (Quick Step - Floors) a appelé l'UCI à infliger une suspension au coureur ukrainien, exclu de l'épreuve après l'arrivée. L'Ukrainien a d'ores et déjà, été exclu de la compétition.

Que vous est-il arrivé ?

M.K. : J'imagine que Grivko a pris un café de trop ce matin… Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête. Dès qu'on a eu du vent de côté, ça se bagarrait pour être bien placé. J'essayais de remonter avec l'un de ses jeunes coéquipiers. Ça ne lui a pas plu, donc il m'a poussé. J'ai essayé de le contourner. Je me suis retrouvé entre Grivko et son équipier et j'ai aussi dû le pousser un peu mais j'ai gardé les mains sur le guidon. J'ai essayé de parler au jeune coureur, de lui demander pourquoi il prenait tant de risques, et c'est là que j'ai été frappé au visage.

Le comportement de Grivko mérite-t-il une exclusion ?

M.K. : Je pense qu'il est évident qu'il doit être exclu de la course, mais pas seulement. Il devrait être suspendu pour les six prochains mois peut-être. C'est une honte pour le cyclisme, pour cette course, pour les sponsors, pour son équipe… Je ne comprends pas comment il peut avoir ce genre de réaction. C'est évidemment un moment avec beaucoup de tension mais ça ne l'autorise pas à frapper quelqu'un au visage. Il a cassé mes lunettes. À un centimètre près, il pouvait me blesser à l'oeil.

S'est-il excusé auprès de vous ?

M.K. : Il a envoyé Bernie Eisel (vétéran de l'équipe Dimension Data, NDLR) pour dire qu'il voulait s'excuser. Mais s'excuser de quoi ? C'était trop tard. Il y a une limite à ne pas franchir. Si on se dispute pendant une course, on peut en parler. Même si on se touche, pas de problème. Mais à partir du moment où on blesse quelqu'un… Il a pris le risque de me blesser à l'oeil. C'est fini. Il n'y a plus de remords, plus d'excuses, ce qui est fait est fait.

Comment cela a-t-il affecté le reste de votre course ?

M.K. : Je n'étais plus concentré à 100%. Mais l'étape est finie, il faut passer à autre chose. Le bon point, c'est que je ne l'ai pas jeté dans le désert après ce coup, je peux donc penser à ce qu'on va faire désormais.