E3 - Wout van Aert, le temps des réponses
Eurosport sur GoogleOn va savoir si le jeu en valait la chandelle. Effacé en cyclo-cross, absent de Milan-Sanremo, Wout van Aert est de retour ce vendredi après un stage en altitude, à l'occasion du Grand Prix E3, dont il est le vainqueur sortant. Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix vont valider, ou non, son changement de préparation. Face à Mathieu Van der Poel, notamment, le Belge veut enfin avoir le dernier mot.
Van Aert savoure son premier succès de la saison : "C'est bon pour la confiance"
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Wout van Aert a réalisé une saison de cyclo-cross honnête… pour un bon coureur. Pour lui, en revanche, ne pas sortir du "Top 5" en neuf courses et en remporter seulement trois n'a rien eu de jouissif. Surtout en dégageant un tel sentiment d'impuissance face à un Mathieu Van der Poel stratosphérique (13 victoires en 14 CX). Mais "WVA" savait à quoi il s'exposait, en prenant le pari d'une préparation différente, avec des ambitions limitées dans les sous-bois – il a même zappé les Mondiaux – dans l'optique d'être encore meilleur sur route.
Consentir à se faire ainsi "fracasser" par son rival séculaire n'a pas dû être chose aisée. Reste à savoir si ce sacrifice va payer. De ce vendredi (Grand Prix E3) au dimanche 7 avril (Paris-Roubaix), le Belge et le Néerlandais devraient s'affronter trois fois et pour Van Aert, tout ce qui comptera sera d'accrocher enfin à son palmarès un Monument dit "flandrien". "J'ai travaillé très dur pour gagner le Ronde et Roubaix, a-t-il déclaré ce mardi, comme rapporté par le média HLN. Je pense que j'en suis capable, ce sont mes grands objectifs."
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Van Aert a écrémé puis contrôlé avant de sprinter : le résumé de sa victoire
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Le Giro paraît secondaire
Le leader ès pavés de la Visma | Lease a Bike n'a plus couru depuis un mois et le week-end d'ouverture, durant lequel il a terminé 3e du Het Nieuwsblad et gagné Kuurne-Bruxelles-Kuurne. "Quand vous enchaînez avec Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico puis Milan-Sanremo, vous êtes concentré sur la prochaine course, vous devez ajuster votre entraînement en conséquence", note-t-il, pour expliquer son choix de programme. Vainqueur de la Primavera en 2020, Van Aert a donc fait l'impasse cette année, privilégiant un stage en altitude.
Sa découverte du Tour d'Italie (4-26 mai) influera sur le jugement de sa démarche – puis les JO et les Mondiaux auront voix au chapitre –, mais dans une moindre mesure selon Nicolas Fritsch : "Il peut gagner trois étapes sur le Giro, ça ne changera pas grand-chose, on sait qu'il est capable de le faire." C'est dans la quinzaine de jours à venir, à partir d'un GP E3 dont il est le tenant du titre et le co-favori avec "MVDP", que sa stratégie va passer au révélateur.
Lors du Het Nieuwsblad, le collectif Visma avait fini par primer, mais "WVA" n'avait pas semblé aérien, à la poursuite de Toms Skujins dans un mont notamment. "Le samedi, je l'avais trouvé un petit peu juste – ce qui était sans doute fait exprès –etdéjà beaucoup plus fort le dimanche", se souvient notre consultant. Alors, à quel point aura-t-il progressé ? "On sait qu'il répond très bien à l'altitude", considère Fritsch, pour qui cela reste "une prise de risque importante."
Une prise de risque dictée par une relative impasse. Lors des dix derniers Monuments dont il a pris le départ, le polyvalent coureur de 29 ans n'a jamais fini au-delà de la 8e place. Il n'a jamais gagné non plus. Ôter à cette régularité fantastique son caractère infructueux devait peut-être passer par ce changement d'approche. "Je dois le faire pour moi, clame-t-il. Pas pour prouver à quiconque qu'il a tort." Il est temps pour Van Aert de répondre à ses propres attentes.
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