“C’est grâce à Wout” : Vainqueur de sa première flandrienne, Chrsitophe Laporte peut remercier Van Aert

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GAND-WEVELGEM - Christophe Laporte a réalisé ses deux rêves de gamin. Après sa victoire d’étape sur le Tour 2022, le Français s’est offert une classique flandrienne ce dimanche, pas n’importe laquelle et pas n’importe comment non plus. Le coureur de Jumbo-Visma a effectué les 52 derniers kilomètres en duo avec son leader Wout van Aert, qu'il remercie de lui avoir offert la victoire.

Laporte vainqueur, Van Aert explique : "J'ai gagné vendredi, c'était une décision facile à prendre"

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Cette fois, Wout van Aert n’a pas eu besoin de Tadej Pogacar ou Mathieu van der Poel pour dynamiter la course. Sans ses deux compagnons de fugue du GP E3 - et qu’il avait d’ailleurs réglés au sprint vendredi - le Belge s’est chargé tout seul d’éparpiller le peloton ce dimanche. Il restait 52km et dans sa roue, comme par magie, un coureur aux mêmes couleurs jaune et noir, Christophe Laporte. “On a été un peu surpris qu’ils ne soient plus que deux en haut”, sourit leur coéquipier Olav Kooij, qui aurait bien aimé offrir un triplé à la Jumbo-Visma, derrière le Français et le Belge, mais s’est contenté de la 8e place.
"On avait comme plan d’accélérer dans la 2e ascension du Kemmel. On l’a fait, on s’est retrouvé à deux. Et après, il y avait juste à tout donner jusqu’à la ligne", résume Laporte, comme on récite une simple recette de cuisine. Mais le vainqueur du jour convient que ce ne fut pas exactement une partie de plaisir. En tout cas pas pour lui : “J’ai vraiment souffert dans la roue à Wout. J’ai fait le maximum que je pouvais. Ce furent 50 kilomètres très long à deux. Les sensations étaient bizarres avec le froid. Wout était vraiment incroyable aujourd’hui. C’est vraiment un grand champion. Je suis très fier d’accomplir des choses comme ça avec lui.”
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Une attaque dans le Kemmel, un long raid à deux, Laporte sacré : le résumé

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Le binôme avait déjà fait des siennes. L’an passé, Van Aert et Laporte avaient filé dans le Paterberg pour finir à deux les 43 derniers kilomètres du GP E3, le Belge devant le Français. Même mode opératoire ce dimanche. Mais résultat inverse, WVA ayant laissé l’honneur de la victoire au Varois malgré l’avoir attendu dans le dernier passage au Kemmel.
"A une dizaine de kilomètres de l’arrivée, Wout m’a demandé si je voulais gagner, révèle le Français. Je pense qu’il savait la réponse… C’est vraiment incroyable. Il y a quelques jours, on se disait que ce qu’on avait fait à E3, ça n’arrive presque jamais dans une carrière, ça nous est arrivé une fois et ça n’arrivera peut-être jamais plus. On l’a refait aujourd’hui. Il était vraiment fort, plus fort que moi aujourd’hui. Donc je lui dois vraiment cette victoire. C’est grâce à lui."
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Laporte : "A 10 km de l'arrivée, Wout m'a demandé si je voulais gagner, il connaissait ma réponse"

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Le Tour puis la classique : deux rêves réalisées

Laporte marque ainsi l’histoire du cyclisme français en terre flamande. Il n’est que le 4e à remporter Gand-Wevelgem après les deux monstres sacrés du cyclisme tricolore, Jacques Anquetil (1964) et Bernard Hinault (1977), et le spécialiste des Flandriennes Philippe Gaumont (1997), disparu il y a bientôt 10 ans. "C’est un rêve de gamin, de gagner une classique et une étape du Tour de France, savoure-t-il. J’ai réalisé les deux". Le tout en moins d’un an.
Pour les Flandriennes, le coup n’était passé loin l’an dernier avec deux 2e places, au GP E3, derrière Van Aert donc, et sur ce même Gand-Wevelgem, où Biniam Girmay l’avait réglé au sprint pour devenir le premier Africain vainqueur d’une classique. Pour le Tour, il lui a fallu aussi passer par deux 2e places, en 2018 et 2021, avant de décrocher le Graal l’an passé. Déjà, Van Aert était dans les parages. Il avait même donné son aval, déjà repu de deux victoires d’étape (avant la 3e au chrono de Rocamadour) et du maillot vert : "Wout m'a dit : 'C'est pour toi aujourd'hui', ça m'a porté chance" déclarait-il à l’arrivée de la 20e étape à Cahors, où il s’était imposé en anticipant le sprint.
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Christophe Laporte remercie Wout van Aert lors de l'arrivée de Gand-Wevelgem

Crédit: Getty Images

Un petit air de Paris-Nice 2022

Impossible donc d’évoquer les accomplissements de Laporte sans évoquer Van Aert, à la fois bonne fée et leader magnanime. L’ancien coureur de Cofidis doit se dire qu’il a bien fait, l’an dernier, de rejoindre Jumbo-Visma, qui s’installe progressivement comme la "Quick-Step" des temps modernes. Laporte a passé un cap depuis l’an dernier, c’est incontestable, et la supériorité parfois écrasante de son équipe lui offre aussi des situations pour conclure qu’il ne trouverait nulle part ailleurs.
On se rappelle de sa première victoire avec la formation néerlandaise - qui fut d’ailleurs sa première au niveau World Tour. C’était sur la 1re étape de Paris-Nice 2022. Déjà après un tour de force jaune et noir. Laporte s’était vu offrir la victoire par ses deux leaders, qu’il avait mis sur orbite dans la dernière bosse. Il s’agissait de Roglic et … Van Aert.
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Coup de force XXL pour triplé majestueux : comment la Jumbo-Visma a mis tout le monde au pas

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