Reuters

Cavendish part en beauté

Cavendish part en beauté
Par Eurosport

Le 19/05/2011 à 11:56Mis à jour Le 19/05/2011 à 18:59

Avant de quitter le Giro, Mark Cavendish (HTC High Road) a mis un point d'honneur à finir sur un coup d'éclat. Le sprinter de l'ile de Man a remporté la 12e étape jeudi à Ravenne, en devançant Davide Appollonio et Alessandro Petacchi. Sa deuxième victoire personnelle sur cette 94e édition.

Mercredi, dans la Gazzetta dello Sport, Mario Cipollini n'y était pas allé de main morte dans sa chronique. Mark Cavendish? Du talent, certes, mais un coureur mal managé, pas assez concerné par son métier et limite grassouillet. Si Super Mario dit vrai, heureusement pour la concurrence que le Cav' n'est pas le coureur le plus consciencieux de la planète. Sans quoi il serait vraiment intouchable. En l'état, le Britannique est déjà, et de loin, le meilleur sprinter du monde. Il l'a encore prouvé jeudi à Ravenne, signant son deuxième succès sur ce Giro.

Le dernier, aussi, puisqu'il avait annoncé de longue date qu'il mettrait la flèche au soir de cette 12e étrape. Vu le programme dantesque qui attend les coureurs d'ici Milan, on peut le comprendre. Cavendish termine donc son demi-Giro avec deux victoires (plus un troisième succès, collectif, dans le chrono par équipes) et une journée en rose. Pas mal pour quelqu'un qu'on disait en condition moyenne. A Ravenne, le sprint s'est avéré atypique puisqu'ils n'étaient qu'une dizaine à se disputer la gagne après une chute à deux kilomètres de l'arrivée. Mais ça n'a rien changé au problème. Le plus rapide était Cavendish.

Cavendish: "L'équipe a été fantastique"

Après cette chute, Cavendish disposait encore de deux équipiers, Alex Rasmussen et surtout Mark Renshaw, pour l'emmener. Mais il a dû cravacher pour résister à Davide Appollonio (Sky), auteur d'un superbe sprint. L'Italien a pris la deuxième place, devant Alessandro Petacchi (Lampre), un peu juste cette fois. "L'équipe a été fantastique, souligne la flèche de l'ile de Man. J'avais peur de Petacchi qui était juste derrière moi mais Mark Renshaw a fait un super travail, comme d'habitude. Une fois lancé, il n'y a plus qu'à appuyer sur les pédales à fond." Simple, non?

Cavendish a raison de souligner le travail hors pair de son équipe. Les HTC High Road ont vraiment mis la main sur cette étape, d'un bout à l'autre. Ils n'ont jamais laissé la moindre chance à l'échappée de quatre coureurs (Clement, Ricci Bitti, Minguez et Golas), qui a été avalée à un peu moins de 15 kilomètres de l'arrivée. "C'était important de contrôler cette étape. Nous est obligés de prendre la course à notre compte puisque personne d'autre ne veut le faire", estime Cavendish, qui a eu le mérite de concrétiser ce remarquable travail collectif. Il ne laisse quand même pas passer grand chose. N'en déplaise à Cipollini...

0
0