AFP

Viva España !

Viva España !
Par Eurosport

Le 22/05/2011 à 10:15Mis à jour Le 22/05/2011 à 18:48

Le Giro s'est mis à l'heure espagnole ce week-end. Après Igor Anton samedi, Mikel Nieve a signé un nouveau succès pour l'équipe Euskaltel au sommet de Val di Fassa. Alberto Contador, lui, a fait un pas de plus vers la victoire finale. Il devance Michele Scarponi de 4'20". Gadret est 4e du général.

Les Dolomites ont livré leur verdict au terme d'un dernier opus renversant. "L'étape la plus dure de toute ma vie", a résumé Alberto Contador. Comment pourrait-il en être autrement ? Par son profil (trois cols de première catégorie lors des 50 derniers kilomètres), son scénario (les favoris qui s'attaquent à 47 bornes de la ligne !), ses conditions climatiques (un terrible orage de grêles) et les écarts dont elle a accouchés (le 50e est à 21 minutes du vainqueur !), cette 15e étape s'est montrée digne de son statut de journée reine. A son terme, Contador, pourtant attaqué de toutes parts ce dimanche, est plus que jamais en rose et les écarts sont terribles derrière El Pistolero.

Son dauphin, Michele Scarponi, est relégué à 4'20". Vincenzo Nibali, à force de souffler le chaud, dans les descentes, et le froid, dans les ascensions, accuse désormais plus de 5 minutes de retard. Derrière le trio de favoris, John Gadret se positionne en outsider et guette le moindre faux pas à seulement 57 secondes du Squale. Quant à Igor Anton, 17e à Val di Fassa à plus de 6 minutes de Contador, il est le grand perdant du jour. Mais Euskaltel n'a pas tout perdu.

Reuters

Le panache de Nibali

Une dernière pente interminable au terme d'une journée sans fin. A l'arrivée, les écarts sont monstrueux car les escarmouches entre les favoris à 50 kilomètres de l'arrivée ont fait exploser le peloton précocement. Vincenzo Nibali aura eu le mérite de décanter la course sur son terrain de prédilection : la descente du Passo Giau. Le Sicilien a compté jusqu'à 25 secondes d'avance sur le groupe maillot rose. Mais personne n'a pu le suivre et Contador a pu compter sur quelques alliés de circonstance, en particulier Rujano et Scarponi, pour fondre tranquillement sur Nibali. Ce dernier a payé au prix fort son offense au leader dans l'ascension du Passo Fedaia. Une nouvelle descente lui a permis de refaire son retard. Et au pied de l'ascension finale, les choses étaient limpides. Seul Igor Anton manquait à l'appel parmi les favoris.

Sous le feu des attaques successives de ses concurrents (Nibali mais aussi Arroyo et Rodriguez), Contador a mis tout le monde d'accord à 4 kilomètres de la ligne. Seuls Scarponi et Gadret ont pu prendre sa roue. Provisoirement. Nibali a cédé, cette fois, pour de bon. Le patron de ce Tour d'Italie ne pouvait sortir des Dolomites sans marquer une dernière fois sa supériorité. Il s'est montré le plus régulier lors du triptyque alpestre au cours duquel chacun de ses adversaires a connu un jour sans. Contador, lui, s'est montré constant. L'Etna, le Grossglockner, le Zoncolan, le Passo Giau : l'Epsagnol a avalé les difficultés sans ciller et quasiment sceller le sort d'un Giro qui ne devrait plus lui échapper.

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