Schleck, graine de star

Epatant depuis le coup d'envoi du Giro, le Luxembourgeois Andy Schleck (CSC) apporte une touche de fraicheur à une épreuve dont il est à moins de 22 ans la grande révélation. Le petit frère de Frank a l'étoffe d'un grand. Au point que Danilo Di Luca comme

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Crédit: Eurosport

Dans la famille Schleck, je voudrais le petit frère. On connaissait déjà Frank, l'ainé, vainqueur de l'Amstel Gold Race et de l'étape de l'Alpe d'Huez en 2006. Voici Andy, dont l'allure, la grande carcasse et le visage trahissent immédiatement le lien de parenté. Quoi qu'il advienne dans les dix prochains jours, le cadet des Schleck restera comme la grande révélation de ce Giro 2007. A moins de 22 ans (il les aura le 10 juin prochain), le jeune Luxembourgeois n'en finit plus d'épater la galerie. On se souvient maintenant que Cyrille Guimard confiait il y a quelques mois qu'Andy serait plus fort encore que son grand frère. Malgré les cinq années qui les séparent, la prédiction prendra peut-être prochainement tout son sens si l'on se fie à ce que l'on voit depuis quelques jours...
La jeune pousse de l'équipe CSC avait déjà agréablement surpris au Montevergine, la semaine dernière, puis à Notre Dame de la Garde, mardi, en prenant à chaque fois la troisième place. Mais Schleck passait un test autrement plus sérieux lors de la 12e étape, par-delà deux cols mythiques, le col d'Agnel et l'Izoard. Les deux géants n'ont pas terrassé le gamin, qui a accompagné jusqu'au bout les hommes forts, dont il fait désormais partie. Résultat, une nouvelle troisième place, bien plus significative encore que les deux précédentes.
"Au jour le jour"
Il n'a manqué à Andy Schleck qu'un peu de jus dans les derniers hectomètres de la Gargouille, cette terrible montée pavée de Briançon, pour rafler la mise. "Aujourd'hui, j'étais là pour la victoire. Je me sentais bien, j'ai suivi Di Luca et Simoni mais, dans le dernier kilomètre, je n'avais pas le punch nécessaire ", regrette-t-il. Il apporte à ce Giro la touche d'exotisme dont l'épreuve avait besoin pour ne pas virer au super championnat d'Italie. Le voilà 4e du général, à 1'25" du maillot rose, Danilo Di Luca, dont il est aujourd'hui le dauphin virtuel, si l'on considère que Bruseghin et Arroyo, qui le précèdent encore au classement, doivent essentiellement leur place sur le podium provisoire à leur présence dans l'échappée de dimanche dernier.
Le plus beau des hommages lui a d'ailleurs été rendu par Di Luca lui-même, qui considère son jeune rival comme une menace très sérieuse. "J'ai 1'25" d'avance sur lui au classement et c'est peu, estime le leader de la course. C'est un coureur qui va fort dans les montées et qui est un spécialiste du contre-la-montre. Il faut lui reprendre du temps avant le chrono de Vérone, la veille de l'arrivée". Alors, Andy Schleck peut-il raisonnablement être considéré comme un vainqueur potentiel le 3 juin à Milan? Pour le premier grand Tour de sa carrière, cela semble tout de même improbable.
L'intéressé ne voit d'ailleurs pas si loin. "Je prends le Giro au jour le jour. Mon objectif, c'est de gagner une étape et de défendre mon maillot blanc du meilleur jeune ", annonce Schleck. Une sage ambition. Pour le rose, il faut tenir trois semaines à ce rythme. Pas évident à 21 ans. "I l était un peu fatigué à l'arrivée à Briançon ", avoue le directeur sportif de l'équipe CSC, Alain Gallopin. Mais le garçon apprend tellement vite qu'il nous tarde de le voir à l'&oeliguvre dans les prochains jours. Le plus sidérant jeudi fut le calme avec lequel il a géré les différentes accélérations de Simoni ou Di Luca dans l'Izoard. "Je lui avais demandé de bien se gérer et il a su le faire", jubile Gallopin. Andy apprend vite. Et bien.
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