Tour d'Italie 2025 | Le maladroit Roglic doit-il craindre les chemins blancs ?
Eurosport sur GoogleCe dimanche, le Giro connaîtra une dernière journée mouvementée avant la deuxième journée de repos de lundi. En Toscane, ce sont les chemins blancs qui seront sur la route vers Sienne et la superbe Piazza del Campo. Là-haut, au sommet de la via Santa Caterina, Primoz Roglic (Red Bull-Bora Hansgrohe) sera-t-il avec ses adversaires ou bien aura-t-il perdu du temps ?
Le profil de la 9e étape : Un petit Strade Bianche
Video credit: Eurosport
Après n'avoir pas "combattu", selon ses propres mots vendredi, Primoz Roglic va-t-il entrer dans l'arène dimanche à l'occasion de la 9e étape tracée entre Gubbio et Sienne et avec une petite trentaine de kilomètres de chemins blancs qui ont fait la renommée, au moins dans le monde du cyclisme, de la magnifique Toscane. Sorte de petite Strade Bianche, cette ultime étape avant la journée de repos va mettre les favoris sous tension et le Slovène a probablement beaucoup à perdre.
Il n'y a sans doute pas de hasard à ne plus l'avoir vu sur les Strade Bianche depuis 2018, année où il était devenu un prétendant au podium des grands tours et plus tard à la victoire finale. Avant, il n'était qu'un coureur parmi d'autres chez LottoNL-Jumbo, devenu ensuite plus important. Il fallait alors le protéger. Le protéger des courses potentiellement dangereuses pour un coureur de grand tour comme lui, mais aussi de lui-même. Roglic n'est pas un coureur adroit, il serait même plutôt le contraire.
Roglic avait souffert sur le Tour 2024
Avant 2018, le quadruple vainqueur de la Vuelta n'était pas encore tout à fait le coureur qu'il fut ensuite, ogre des épreuves par étapes et lauréat de 77 victoires (contre 14 entre 2014 et 2017). On ne tirera donc pas d'immenses conclusions à ses trois participations mais on rappellera qu'il n'a jamais fait mieux que 35e (en 2017) sur les "Strade". Souvent à terre, rarement tout à fait sûr de lui dans le peloton ou dans les passages techniques, Roglic paie sa première vie, celle d'un sauteur à skis qui n'a pas fait ses gammes à l'école de vélo.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/05/16/image-69f838e7-d833-4515-8d38-829dc164b315-85-2560-1440.png)
Gaudu : "La main droite est touchée, on voit le tendon c'est pas terrible"
Video credit: Eurosport
Jamais, ces dernières années, Primoz Roglic n'a pris part à une étape des chemins blancs sur le Tour d'Italie. En revanche, il était bien présent l'été dernier sur le Tour de France jusqu'à son abandon (13e étape). Le leader de la Red Bull-Bora Hansgrohe avait donc participé à l'étape de Troyes et s'il n'avait pas perdu la moindre seconde ce jour-là, la lecture du classement de l'étape ne dit pas tout de sa journée, résumé assez fidèle de ses qualités sur ces routes scabreuses.
Sans cesse à contre-temps, le Slovène avait subi face à Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, bien plus à l'aise que lui, et même face à Jonas Vingegaard. Roglic, en souffrance, s'était mis en mode défense, conscient qu'il avait beaucoup à perdre et à peu près rien à gagner. En vérité, il n'avait dû son salut qu'au refus du Danois de rouler avec Pogacar et Evenepoel à 70 kilomètres de l'arrivée. Sans cette mésentente, Roglic aurait pu être écarté de la course au podium bien avant ses deux chutes sur les 11e et 12e étapes qui avaient mené à son abandon.
Del Toro et Pidcock, les plus grands dangers ?
Comment se comportera-t-il ce dimanche sur les 29,5 kilomètres de chemins blancs que les habitués des Strade Bianche connaissent ? Il y aura des montées, dans lesquelles il devrait pouvoir s'en sortir, mais aussi des descentes, moments potentiellement très dangereux pour lui. S'il ne prend aucun risque, Roglic pourrait bien voir ses adversaires s'envoler. Si à l'inverse il en prend, il pourrait mettre son Giro en danger. En tout état de cause, il ne pourra être totalement serein à l'approche d'une étape au scénario indécis, ce qu'il n'aime pas vraiment même si le dépeindre uniquement en froid calculateur serait un brin réducteur.
Sa chance résidera peut-être dans le peu de références de ses adversaires sur ces secteurs si particuliers. Juan Ayuso (UAE Emirates-XRG), ce rival qui l'a malmené vendredi vers Tagliacozzo, n'a aucune référence dans le domaine, pas plus qu'un Antonio Tiberi, un Adam Yates ou un Michael Storer. Le danger pourrait pour autant bien venir de l'équipe UAE où un certain Isaac Del Toro vient du VTT. Le Mexicain sera-t-il l'arme secrète d'Ayuso et Adam Yates ? L'équipe émiratie, consciente des possibles difficultés de Roglic, cherchera-t-elle à le tester ? Pourra-t-elle profiter de manœuvres d'autres coureurs, à commencer par Tom Pidcock ? Autant de questions que doit se poser Primoz Roglic ce dimanche matin.
Plus de détails
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/timejudgesports/competition/logo/300/20559.png)
Étape 9 | Moyenne montagneGubbio → Sienne / 181 km
1
W. van AertTerminé
Commenté
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/06/02/image-762153d1-43fe-47bc-a55b-87dd5e59fbfc-68-310-310.jpeg)