Tour d'Italie - Etape 13 -UAE prend-elle trop de risques dans la gestion de Juan Ayuso et d'Isaac del Toro, maillot rose ?

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Toujours en rose, Isaac del Toro (UAE Emirates-XRG) continue son petit bonhomme de chemin. Avec sa troisième place ce vendredi à Vicence, il a sûrement gâché sa dernière occasion de briller avant de se mettre au service de Juan Ayuso, deuxième au général qui avance masqué. A moins que l'Espagnol ne soit pas en état de rivaliser en haute montagne. A trop jouer, les Emiratis pourraient se brûler.

Un mano a mano exceptionnel pour conclure entre Pedersen et Van Aert : le film de la 13e étape

Video credit: Eurosport

Pour avoir une idée de la stratégie émiratie et de sa complexité, il suffit de regarder le résultat du sprint bonifications à 10 km de l'arrivée. Lancé par Isaac del Toro (UAE Emirates-XRG), Juan Ayuso a glané les quatre secondes de bonification profitant du coup de frein de son coéquipier mexicain pour passer en tête sur la ligne. Même s'il est en rose, il doit laisser la priorité à Juan Ayuso, leader désigné de la formation émiratie. Une stratégie où aucun choix n'est fait, où tous les œufs ne sont pas mis dans le même panier. Quitte à tout perdre ? Pas si sûr, même s'ils ne se facilitent pas la tâche. Avec un seul leader, toutes les bonifications auraient été dans une seule escarcelle.
Ce partage et la situation de Del Toro compliquent le management et mettent surtout en exergue les doutes autour de Juan Ayuso, selon notre consultant Philippe Gilbert. "On va commencer à s'inquiéter pour Ayuso, a-t-il jugé sur le plateau des Rois de la pédale. On sait qu'il est tombé, qu'il a eu des points de suture au genou. Heureusement, pour lui samedi c'est une journée calme." En effet, depuis sa chute sur les routes blanches de Sienne, l'Espagnol n'a pas encore été vraiment testé. Son coéquipier en a alors profité pour prendre la lumière, sans toutefois parvenir à mettre la balle au fond.

Del Toro a laissé passer sa chance

Battu par deux fois au finish, à Sienne, dimanche dernier, et ce vendredi à Vicence, le maillot rose n'a pas profité des occasions qui se sont présentées pour lever les bras. Particulièrement, ce vendredi en fournissant un gros effort au sprint intermédiaire, le Mexicain a hypothéqué ses chances de pouvoir rivaliser face au punch de Mads Pedersen (Lidl-Trek) et de Wout Van Aert (Visma-Lease a bike). "C'est la première fois que je suis en mesure de me battre pour la victoire dans un final comme celui-ci. J'avais des bonnes jambes alors j'ai fait le sprint. Mais finalement elles n'étaient pas assez bonnes pour gagner", a-t-il reconnu à l'arrivée. 
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Bardet repris à 500m de l'arrivée, Pedersen en costaud devant Van Aert : l'arrivée de l'étape 13

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"Je suis désolé pour Del Toro, c'est la deuxième fois qu'on roule pour lui et il ne gagne pas. A partir de mardi, c'est fini, il n'a plus le droit de gagner", a prédit Jacky Durand, consultant Eurosport. La troisième semaine, où le peloton va souvent prendre de la hauteur va forcément être décisive, puisque c'est la dernière, mais surtout parce que les principales difficultés de ce Giro sont concentrées en quelques jours.
On n'a pas de problème d'ego
Lors de la seule étape un peu piégeuse sur les routes de Sienne, dimanche, Juan Ayuso a goûté aux graviers, tandis que del Toro s'envolait en tête de course avec Wout van Aert. Il s'était alors paré de rose, alors que Juan Ayuso pensait ses plaies. Du côté du principal intéressé, on balaye les différentes supputations. "Tous les cyclistes du monde rêvent de gagner le Giro un jour, a admis Isaac del Toro. J'ai déjà travaillé pour mes coéquipiers actuels. On n'a pas de problème d'ego, on utilise cette situation au profit de l'équipe, on est contents, pas de stress."
Avant les principaux rendez-vous, UAE se présente avec un binôme en tête du général. Une situation confortable, mais les autres leaders ne sont pas encore mis hors-jeu, même si le matelas de plus d'une minute 30 secondes reste assez épais pour voir venir. Dans toute cette situation floue, on peut se réjouir du côté de l'encadrement émirati que l'entente semble cordiale entre les deux coureurs. Même si, on a quand même le sentiment que le Mexicain a laissé passer sa chance et va désormais devoir se mettre à la planche pour son leader. Puisqu'on le rappelle, au départ d'Albanie, tout le monde prédisait un duel Ayuso-Roglic, et il y a de fortes chances que cela se finisse ainsi.

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