Tour d'Italie 2026 | Et maintenant l'autre défi : Jonas Vingegaard s'est-il rapproché de Tadej Pogacar ?
Eurosport sur GoogleVainqueur tranquille du Giro, Jonas Vingegaard va rentrer quelques jours à la maison avant de rejoindre ses coéquipiers en stage de préparation pour le Tour de France. Dans son viseur, il y a désormais juillet et Tadej Pogacar. Le Slovène est sa nemesis depuis deux ans mais le leader de Visma | Lease a Bike espère que son passage italien lui servira dans le duel qu'il aura à mener.
Domination, obsession et décontraction
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Dans un monde normal, avoir complété la trilogie des grands tours devrait faire de vous l'un des coureurs de l'année. Dans le monde de Jonas Vingegaard, il y a un grand méchant loup appelé Tadej Pogacar qui voudra encore lui voler la vedette sitôt le mois de juillet venu. A l'aise sur un Giro où la concurrence ne l'a pas poussé dans ses retranchements et ne nous a donc pas permis de le jauger véritablement, le Danois va désormais se retrouver dans la position du chasseur avec une question : ce Giro va-t-il le servir dans le duel face à Pogacar ?
S'il fallait se raccrocher à quelque chose, les optimistes se rappelleront peut-être que sur la route de son doublé Giro-Tour en 1998, Marco Pantani s'était imposé sur les pentes de Piancavallo. Est-ce pour cela que Jonas Vingegaard a tenu à s'offrir la victoire samedi ? C'était sa cinquième et son avance au général était déjà conséquente, alors… Après Fausto Coppi, Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain et Marco Pantani, le doublé Giro-Tour était devenu une chimère sur laquelle on buttait, qu'on s'appelle Alberto Contador ou Chris Froome.
Vingegaard 2026 comme Pogacar 2024 ?
"On l'a dit pendant de nombreuses années, rares sont les coureurs qui brillent sur le Tour après avoir brillé sur le Giro, analyse notre consultant Jacky Durand. Beaucoup se sont cassé les dents. Pogacar l'a fait, on verra si Vingegaard est capable de le faire." La situation du Slovène en 2024 ressemble d'ailleurs en tous points à celle du Danois en 2026. Comme le Pogacar d'alors, Vingegaard sort de deux défaites cuisantes en juillet et, même s'il s'en défendra, avait besoin de se faire du bien sur le Giro.
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"Il va sortir lui en confiance et son équipe aussi", note Jacky Durand. Mentalement, on ne doute pas des bienfaits de ce Tour d'Italie, des cinq succès d'étape et de trois semaines sans souci pour Vingegaard mais où en est-il physiquement ? "Tous les voyants sont au vert, débute Durand. Il est cependant difficile de tirer des enseignements après sa victoire". Notre consultant s'explique par un parcours à la convenance parfaite du Danois (comme si l'organisateur du Giro avait tout fait pour qu'il vienne…), une concurrence faible et une météo idéale, ce qui n'est pas toujours le cas en Italie au mois de mai.
La Visma a un plan, un de plus
S'il a pris des records d'ascension, à Cari ou encore à Piancavallo (détrônant Pantani), Vingegaard a-t-il réellement été impressionnant ces trois dernières semaines ? Impressionnant non face à sa concurrence italienne, plutôt dans un duel projeté avec Tadej Pogacar. A l'évidence, non. Lui et son équipe savent s'il a géré ou non ses efforts mais l'impression visuelle laisse songeur. Il faut évidemment croire qu'il n'était pas à 100% sur ce Giro, d'autant que son équipe a un plan, un de plus.
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Vingegaard sera chaud en juillet... "On sait qu'il est meilleur sur un 2e Grand Tour"
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"Nous savons qu'en général, son niveau est encore meilleur sur un deuxième grand tour", disait Marc Reef samedi au micro d'Eurosport. Était-il plus fort sur la Vuelta 2023 (celle qu'il avait offert à Sepp Kuss) que sur le Tour quelques semaines plus tôt quand il avait concassé Pogacar à Combloux puis sur le Col de la Loze ? Pas tout à fait. Était-il plus fort sur la Vuelta 2025 où il se battait avec Joao Almeida, que sur le Tour où il disputait la victoire à l'ogre slovène ? Ce n'est pas évident. La communication de la Visma | Lease a Bike ne résiste pas vraiment à l'étude des faits.
"Je n'y crois pas, tranche Jacky Durand. Certains disent que c'est presque un aveu de faiblesse d'aller sur le Giro pour être sûr de gagner un grand tour. Je ne crois pas que chez Visma, on pense comme ça. Ils sont persuadés que c'est la meilleure préparation et à partir du moment où tu crois que c'est la meilleure, c'est la meilleure. Il sera à 100%. Après, ça dépendra d'un certain Tadej Pogacar…". Giro ou pas Giro, l'équation n'a pas tellement changé pour Vingegaard.
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