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Matthews remet ça à Québec

Matthews remet ça à Québec
Par AFP

Le 13/09/2019 à 23:16Mis à jour Le 14/09/2019 à 11:32

GRAND PRIX DE QUEBEC - Michael Matthews a inscrit son nom au palmarès pour la deuxième année consécutive, vendredi. En battant au sprint Peter Sagan et Greg Van Avermaet.

Michael Matthews ne vient pas au Canada pour "niaiser", comme on dit ici : un an après son doublé canadien, l'Australien (Sunweb) a de nouveau remporté le Grand Prix de Québec en devançant au sprint Peter Sagan et Greg Van Avermaet vendredi.

A deux semaines des Mondiaux dans le Yorkshire (29 septembre), Matthews, 28 ans, renoue avec la victoire au meilleur des moments, lui qui n'avait plus gagné depuis le mois de mars sur le Tour de Catalogne.

Vidéo - Alaphilippe et Sagan ont essayé mais c'est Matthews qui a réglé l'affaire au sprint

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Resté au chaud quand Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et Greg Van Avermaet (CCC Pro Team) ont suivi l'attaque du numéro un mondial français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quickstep) à deux kilomètres de l'arrivée, Matthews a profité du travail d'EF Education First et d'Ag2r La Mondiale qui ont ramené les reliquats du peloton sur ce groupe "all star", un peu attentiste dans les derniers hectomètres.

"J'ai été chanceux qu'ils se regardent dans le final et me permettent de faire le sprint", a soufflé Matthews en regrettant son "mauvais placement au moment de l'attaque" d'Alaphilippe.

Revanche aux Mondiaux

Finalement 7e, "Alaf", qui ne s'estime "pas encore à 100%", a dynamité la course dans la côte des Glacis (420 m à 9% de moyenne) en s'envolant vers la Haute-Ville plus vite que le funiculaire du Vieux-Québec. Seulement suivi par Peter Sagan, Van Avermaet et Diego Ulissi.

Le triple champion du monde slovaque et le champion olympique belge, qui ont peu gagné cette saison - 4 victoires pour Sagan et 2 pour Van Avermaet -, ont manqué de jus pour suivre Matthews mais réaffirment leur statut de prétendant au maillot-arc-en-ciel dans le Yorkshire.

L'Italien Diego Ulissi (UAE Team Emirates), classé 4e, s'est lui rappelé au bon souvenir de son sélectionneur Davide Cassani, qui n'a pas encore annoncé son groupe pour les Mondiaux.

Avant ce dernier tour fou, la course a été animée par la tentative lointaine de six coureurs, qui se sont détachés dès le premier tour, parmi lesquels le Français Julien Bernard (Trek-Segafredo). Un groupe qui a compté jusqu'à 7 minutes d'avance sur le peloton. Avant que cet écart ne fonde progressivement, sous l'impulsion des Bora, Sunweb et CCC, sous la minute à une quarantaine de kilomètre de l'arrivée. Dernier rescapé de cette échappée matinale, l'Américain Gavin Mannion (Rally), a été repris à 26 km de la ligne.

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