Deux jours après votre victoire sur le tour du Poitou-Charentes, vous l'emportez sur le Grand Prix de Plouay. Avez-vous réussi à faire oublier l'espagnol Alejendro Valverde à Plouay ?
T.V: Je ne sais pas... En tout cas, je termine aujourd'hui devant lui ce qui arrive beaucoup plus rarement que l'inverse. Il m'a salué avant le départ, je lui ai répondu, point. J'ai déjà assez de coureurs à dos comme ça ! Et puis je ne pouvais rêver de meilleure semaine. Contrairement au Tour du Poitou-Charentes où j'avais endossé le maillot de leader à l'issue du contre la montre, j'ai pu lever les bras ici à Plouay, une épreuve du Pro Tour. J'avais des sensations incroyables en franchissant la ligne. Je me disais tout simplement que je venais de remporter un monument du cyclisme. Mon titre de champion de France (en 2004 à Pont Du Fossé) reste ma plus belle victoire chez les pros mais celle-ci à Plouay n'est pas mal non plus non. Je suis super content, vraiment.
Votre attaque à 2,5 km de l'arrivée était-elle préméditée ?
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T.V: Oui, elle l'était. Pour gagner le Grand Prix de Plouay les coureurs de mon profil sont condamnés à anticiper le sprint du peloton et tous les ans en venant ici, c'est que ce que je rêvais de faire. Mais pour accomplir ce rêve, encore faut-il avoir les jambes, comme ont dit dans le jargon cycliste, et aujourd'hui je savais que je les avais. Lorsque j'ai porté mon attaque, j'ai donné toutes les forces qui me restaient dans les jambes. J'ai tout donné pour gicler du peloton et j'ai roulé à 70 km pendant 2 km. J'étais au paroxysme de l'effort mais je sentais que la machine tournait bien. J'ai souvent critiqué le circuit de Plouay et son arrivée en descente mais aujourd'hui, croyez moi, j'étais bien content. Ce n'est qu'à deux cent mètres de la ligne que j'ai su que c'était gagné. A ce moment là, je ne vous raconte pas comment j'ai savouré...
Que peut-on vous souhaiter à présent ?
T.V: Oh, il me reste encore de belles courses à gagner. Une étape du Tour de France, par exemple. Un championnat du monde me fait également rêver. C'est encore un cran au dessus mais on ne sait jamais, après tout. Pour les prochains mondiaux à Stuttgart du 25 au 30 septembre j'espère conserver ma condition physique du moment. Si c'est le cas je pense que l'on fera appel à moi en équipe de France. Je ne me fixe jamais d'objectif sur une course en particulier mais quand je viens sur une épreuve, si l'état de forme est bon, je donne tout ce que j'ai dans le ventre. C'est ma façon de faire.
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