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Interview - Pavel Sivakov : "En Lombardie, j'ai senti que j'avais passé le cap physiquement"
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Publié 12/12/2024 à 00:01 GMT+1
Pavel Sivakov n'a pas chômé en 2024. Après avoir effectué jusqu'ici sa carrière au sein de la formation Sky devenue INEOS, le Français a évolué pour la première fois chez UAE Emirates cette saison. Un changement payant. Que ce soit son travail en soutien de Tadej Pogacar ou à son propre compte, il estime avoir pris une nouvelle dimension. Et il attend la suite avec impatience.
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Comment avez-vous vécu cette première saison dans votre nouvelle équipe, UAE Emirates ?
Pavel SIVAKOV : Je suis super content. Je suis vraiment épanoui dans cette équipe. J'avais besoin de changement et j'ai eu le changement que je voulais. C'est vraiment une saison exceptionnelle pour moi avec le fait d'avoir été aux côtés de Tadej (Pogacar, NDLR) lors de sa victoire sur le Tour de France. Puis j'ai vraiment senti que j'avais franchi un cap dans la seconde partie de saison. C'est une super année pour moi et j'ai hâte d'être en 2025.
Vous avez accompagné Pogacar, sur le Tour notamment, mais à titre individuel, quel est LE moment que vous retiendrez ?
P.S. : Sans doute le Tour de Lombardie. J'étais aux côtés de Tadej, à nouveau, mais je jouais le podium et c'est la première fois que je sentais que j'avais les jambes pour être sur le podium d'un Monument. Je n'ai pas manœuvré à la perfection dans le final (1) mais j'ai passé une super journée physiquement et j'étais super confiant en mes capacités. Je voulais être un des derniers à être avec Tadej dans le final. Ce jour-là, j'ai senti que j'avais passé le cap physiquement. Sur la Vuelta aussi, mais j'avais déjà fait un top 10 sur un grand Tour (9e du Giro en 2019).
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Quel a été le plus grand changement pour vous en passant de INEOS à UAE ?
P.S. : Beaucoup de choses ont changé, c'est normal ! C'est ce que je recherchais. C'est vraiment ce dont j'avais besoin. L'entraînement a changé. Le staff a changé. Mes coéquipiers ont changé. J'ai passé six super années chez Sky et INEOS mais j'avais décidé de vivre autre chose.
Quelle est la clé pour jouer un rôle important dans une équipe comme UAE, où il y a énormément de leaders ?
P.S. : Il faut performer. C'est assez simple au final. Il faut faire ça. C'est la seule solution.
Avez-vous déjà une idée de votre programme 2025 ? Quels seront vos objectifs ?
P.S. : Si tout va bien, ce sera le Tour de France encore une fois pour être à côté de Tadej dans la quête du maillot jaune. Sinon, sur un plan personnel, des courses d'une semaine, comme le Tour de Catalogne ou Paris-Nice. Ou des courses d'un jour. Pourquoi pas les Ardennaises, ou les classiques canadiennes en seconde partie de saison.
Et quid des Championnats du monde route à Kigali, au Rwanda ?
P.S. : Ça va être aussi un objectif, oui, j'ai oublié de le citer ! Ce sera une ambition pour moi d'être au sein du collectif de l'équipe de France en fin de saison au Rwanda. C'est toujours un objectif pour moi. C'est quelque chose d'être exceptionnel d'être en équipe de France. Thomas (Voeckler, le sélectionneur) a vraiment créé cet esprit bleu au sein du groupe. On forme un collectif hyper soudé, toujours à bloc pour se soutenir les uns les autres.
(1) Pavel Sivakov avait finalement terminé 6e, en étant présent dans le petit groupe qui avait joué la 3e place
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