"J'ai pensé que j'allais mourir", avait confié Fabio Jakobsen, le 24 décembre dernier au média néerlandais AD, cinq mois après son terrible accident lors de la première étape du Tour de Pologne. Lors du sprint final à Katowice, le Néerlandais avait été poussé dans les barrières par Dylan Groenewegen, un geste qui avait valu à son adversaire une suspension de neuf mois de la part de l'Union cycliste internationale.

Jakobsen : "J'ai pensé que j'allais mourir"

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"Je roulais vers les derniers kilomètres juste derrière mes coéquipiers Davide Ballerini et Florian Sénéchal. La suite, c'est un immense vide", avait précisé le coureur de Deceuninck-Quick Step, victime de nombreuses blessures graves : contusion cérébrale, crâne fracturé, nez et une dizaine de dents cassé, mâchoire cassée et déchirée, coupures au visage, pouce cassé, contusion à une épaule, contusion pulmonaire. En autres.

"Neuf mois de suspension, il fallait montrer l'exemple pour Groenewegen"

Je suis heureux où j'en suis

Ces derniers jours, il a franchi un cap supplémentaire en rejoignant le camp d'entraînement de son équipe, à Altea en Espagne, où il a donné, mercredi, sa première conférence de presse depuis l'accident. "C'est difficile de trouver les mots, mais c'est déjà formidable", a-t-il confié, dans des propos rapportés par cyclingnews.com. "Cela a été l'une des pires expériences de ma vie, ainsi que les semaines suivantes, mais être de retour me rend extrêmement heureux."

"Je suis déjà revenu sur le vélo, a-t-il poursuivi. J'aimerais vous donner une date, mais la seule que je peux vous donner est février, celle de ma prochaine opération (pour des implants dentaires). Il faut que je vois comment celle-ci se passe. SI elle se passe bien, alors peut-être un ou deux mois après je pourrai recourir."

Cette échéance est encore floue donc, mais ce qui est sûr en revanche, c'est qu'il retrouve ses repères de compétiteur. "Ça avance doucement mais sûrement vers la sensation de redevenir un coureur professionnel, a-t-il dit. Il reste encore un long chemin mais je suis heureux où j'en suis. Les gars, spécialement les coureurs mais aussi le staff, m'ont soutenu et ont été très gentils avec moi. C'est une énorme motivation pour revenir. Je remonte sur mon vélo, je fais des entraînements avec les gars ici. Pas toutes les sorties et je prends parfois un raccourci pour rentrer à l'hôtel, mais la sensation sur le vélo est bonne."

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