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Armstrong rayé de la carte

Armstrong rayé de la carte
Par Eurosport

Le 22/10/2012 à 13:04Mis à jour Le 26/10/2012 à 17:45

Lance Armstrong est suspendu à vie par l'UCI et privé de ses sept victoires sur le Tour de France, a annoncé Pat McQuaid, lundi à Genève.

Pat McQuaid n'a pas fait trainer le suspense. Quelques secondes pour rassurer les amoureux du cyclisme, les sponsors et le président de l'UCI a annoncé que l'institution régissant le cyclisme mondial emboitait le pas de l'agence anti-dopage américaine (Usada) et suspendait à vie Lance Armstrong, lundi à Genève. L'Américain est également déchu de tous ses titres glanés après août 1998, notamment, ses sept victoires dans le Tour de France. Entre 1999 à 2005, la Grande Boucle n'a donc plus de vainqueur. ASO n'est pas disposé à réattribuer les titres désormais laissés vacants par le champion du monde 1993 mais l'UCI se prononcera vendredi à l'occasion d'une réunion spéciale.

"Nous ne ferons pas appel devant le TAS et reconnaissons les décisions de l'Usada. L'UCI va bannir Lance Armstrong du cyclisme et lui retirer ses victoires dans le Tour de France. Il n'a pas de place dans le cyclisme", a affirmé Pat McQuaid en ouverture de la conférence de presse. L'Union Cycliste Internationale et son président se sont appuyés sur le rapport publié par l'USADA, le 10 octobre dernier. Long de plus de mille pages et rempli de témoignages d'anciens coéquipiers de Lance Armstrong notamment, celui-ci montrait que le champion du monde 1993 avait été le grand bénéficiaire du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport". "Je dois dire et admettre, qu'en tant qu'ancien cycliste et étant issue d'une famille de cyclistes, j'ai été écoeuré par ce que j'ai lu dans le rapport de l'Usada", a confié McQuaid.

Poursuivi pour parjure ?

Avant d'en arriver là, Lance Armstrong avait tenté de trouver son salut via les tribunaux civils. Il a finalement jeté l'éponge au coeur du mois d'août et laissé la voie libre à l'Usada, qui aura finalement réussi à faire tomber l'ancien boss du cyclisme mondial. Lance Armstrong n'est plus rien aujourd'hui, sportivement parlant. L'homme a tout perdu. Il y a quelques jours, Nike, l'un de ses sponsors principaux, l'a lâché et il a été forcé de quitter la présidence de sa fondation de lutte contre le cancer. Il pourrait être également poursuivi devant les tribunaux américains pour parjure. Dimanche à Austin, l'Américain s'est a confié laconiquement : "Ça a déjà été mieux, mais ça a été pire aussi", a-t-il lancé alors qu'il donnait le départ d'une course amateur.

Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a estimé dans la foulée qu'"il fallait punir aussi l'entourage" de Lance Armstrong. "Il faut bien se dire que ce n'est pas le coureur seul (qui est impliqué), il faut regarder l'entourage et punir aussi l'entourage. Il faut que les condamnations aillent au-delà des condamnations pour le champion, a déclaré Christian Prudhomme. C'est l'histoire d'un vrai talent qui s'est fourvoyé, champion du monde à 21 ans, qui dominait tout le monde dans le triathlon et qui a joué avec le feu. Dans le rapport de l'Usada, il y a une double mise en cause: la mise en cause d'un système et la mise en cause d'une époque", a-t-il poursuivi, en réaffirmant que "ces années sombres doivent être marquées par l'absence de vainqueur". Dans son rapport, l'agence américaine antidopage pointe notamment les rôles majeurs joués par le Belge Johan Bruyneel, le directeur sportif des équipes US Postal et Discovery Channel avec laquelle le Texan a remporté ses sept titres (de 1999 à 2005), et du "docteur" Michele Ferrari, pivot de la préparation médicalisée de l'Américain.

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