Milan - San Remo - Fabian Cancellara (Trek), un monument parmi les "cinq monuments"

Cancellara, un monument parmi les "cinq monuments"

Le 23/03/2014 à 19:24Mis à jour Le 23/03/2014 à 21:40

En prenant (encore) la deuxième place de Milan - San Remo, Fabian Cancellara a poursuivi son exceptionnelle série sur les "cinq monuments" (Milan - San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège et Tour de Lombardie): neuf podiums lors de ses dix dernières participations.

Cette deuxième place sur Milan - San Remo doit avoir un goût amer dans la bouche de Fabian Cancellara. Même si le Suisse commence à être habitué… Ces quatre dernières années, Spartacus a terminé quatre fois sur le podium de la Primavera, sans pour autant lever les bras (ndlr : son seul succès, Cancellara l’a décroché en 2008). Troisième l'an dernier,  le coureur suisse avait pris la deuxième place en 2012 et 2011. Pourtant, sa carence de victoire ces dernières années sur l'épreuve italienne constitue un petit record en soi et a quelque chose de remarquable.

Et pour cause, avant lui, seulement deux coureurs avaient terminé dans les trois premiers durant quatre années consécutives (ou plus). Pendant dix éditions d'affilées (de 1917 à 1926), Constante Girardengo avait terminé sur le podium de la Classima, montant sur la plus haute marche à cinq reprises (plus une en 1928). Erik Zabel a quant à lui remporté quatre fois Milan - San Remo, et pris une deuxième place, pile au milieu de ses triomphes transalpins.

Fabian Cancellara pourrait se croire poissard. Il n’en est rien. Non seulement, le pensionnaire de la formation Trek possède un palmarès à faire pâlir bon nombre de coureurs et amoureux de de la petite reine. Trois Paris-Roubaix, deux Tour des Flandres, un Milan-San Remo…. Rien que ça. Et c'est sans compter ses titres décrochés sur le Grand Prix E3 (3) et les Mondiaux de contre-la-montre (4). Mais ses places d'honneur ne sont pas dues à des crevaisons dans le final ou des sauts de chaine. Pour ne parler que de cette 105e édition de Milan-San Remo, Spartacus pouvait prétendre au même titre que Cavendish ou Kristoff à la première place.

Erreur de placement, manque de fraîcheur, chacun y trouvera l'excuse qu'il veut, mais pas celle du manque de chance. Surtout, ces places d’honneur sont le fruit d’une exceptionnelle régularité : sur les dix dernières fois où il a disputé une course dite des "cinq monuments" (Milan – San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie), le Bernois a terminé neuf fois sur les trois premières marches. La seule fois où il n'est pas monté sur le podium était lors du Tour des Flandres en 2012, il avait dû abandonner et s'était fracturé la clavicule. Incontestablement roi des classiques, Fabian Cancellara est simplement dépendant du côté aléatoire des courses d'un jour. C'est ce qui fait leur magie.

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