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Milan-SanRemo : Vincenzo Nibali l'emporte devant Caleb Ewan et Arnaud Démare

Nibali libère l'Italie, Démare sur le podium

Le 17/03/2018 à 17:09Mis à jour Le 17/03/2018 à 19:25

MILAN-SANREMO - Vincenzo Nibali s'est offert samedi une magnifique victoire. Encore une, lui qui a déjà les trois grands tours à son palmarès. L'Italien a su se détacher du peloton au moment opportun et contenir le retour de celui-ci pour remporter la course. Lancé à toute allure derrière, Caleb Ewan a été le meilleur des finisseurs et pris la deuxième place. Arnaud Démare complète le podium.

Vincenzo Nibali est un homme de grands rendez-vous ! Le Requin de Messine a ajouté la Classicissima à son immense palmarès, samedi, en triomphant sur la Via Roma. Le leader de la Bahrain-Merida a devancé Caleb Ewan (Mitchelton-Scott) et Arnaud Démare (Groupama-FDJ) de quelques mètres, grâce à une attaque tranchante dans le Poggio. C'est le premier succès d'un Italien sur Milan-Sanremo depuis 2006, et la victoire de Filippo Pozzato.

Seul coureur en activité à avoir remporté les trois grands tours, Nibali est sorti de sa boîte à 1.7 kilomètres de la cabine téléphonique, avec Krists Neilands (Israel Cycling Academy). Il a repris et déposé Jempy Drucker (BMC), qui avait tenté le coup au pied du Poggio, puis a lâché le champion de Lettonie.

Sagan et Kwiatkowski à contre-temps

Derrière, Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et Michal Kwiatkowski (Sky) se sont regardés sur le sommet, avant que Daniel Oss ne limite l’écart à 9 secondes. Matteo Trentin (Mitchelton-Scott) a fait la descente pour rejoindre son compatriote : sans succès, tandis que les deux grands favoris hésitaient à contrer ou à se relayer. Sous la flamme rouge, le Squale comptait encore 7 secondes d’avance sur un peloton réduit. Il a tenu, malgré le travail de Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors), notamment, pour Elia Viviani.

La Groupama-FDJ, elle aussi, a pris ses responsabilités dans le final, pour Arnaud Démare. Le champion de France, vainqueur de l’épreuve en 2016, a confirmé que Milan-Sanremo était une course taillée pour lui. Nettement battu par un Ewan impressionnant, dans le sprint du "peloton", il a devancé Alexander Kristoff (4e), unique coureur présent dans le Top 10 de la Primavera depuis 2013 sans discontinuité, ou autre Peter Sagan (6e), pour monter sur la boîte.

Nibali, champion d’un autre temps

Avant ce final spectaculaire, impulsé par un Nibali dont le tempérament d’attaquant n’est plus à prouver, les 280 premiers kilomètres s’étaient résumés à une chasse au petit trot, menée par la Sky, la Quick-Step Floors et la Bora-Hansgrohe. L’échappée du jour, composée de neuf coureurs, dont l’habitué Matteo Bono (UAE Emirates) et le Français Charles Planet (Novo-Nordisk), n’a jamais pris plus de 7 minutes de marge et a été revue avant même la Cipressa.

Celle-ci a également accouché d’une souris, avant que le show du Requin de Messine ne commence. Deux Tours d’Italie, une Grande Boucle, une Vuelta, deux Tours de Lombardie et un Milan-Sanremo : le tableau de chasse de Nibali, qui n’avait jusqu’ici jamais fait mieux que 3e de la Classicissima (en 212), prend des proportions historiques. Les coureurs capables de gagner les plus grandes courses d’un jour et de trois semaines sont de moins en moins nombreux. Et ce qui est rare est précieux.

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