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Dix heures et 300 kilomètres : De Gendt et De Buyst ont fait leur Milan-Sanremo

Dix heures et 300 kilomètres : De Gendt et De Buyst ont fait leur Milan-Sanremo
Par Eurosport

Le 22/03/2020 à 15:57

MILAN-SANREMO - Adepte des échappées solitaires et des longs raids un peu fous, Thomas De Gendt a honoré, à sa façon, la Primavera. Le Belge a parcouru, en compagnie de son compatriote Jasper De Buyst, 300 kilomètres en Belgique. Le tout en dix heures et en respectant les consignes de sécurité.

En Belgique aussi, la population est confinée pour lutter contre la propagation du Covid-19. Mais les cyclistes ont le droit d’aller rouler donc Thomas De Gendt et Jasper De Buyst en ont profité samedi, jour lors duquel aurait dû avoir lieu le premier Monument de la saison : Milan-Sanremo. La Primavera, la course la plus longue de la saison, s’étire sur près de 300 kilomètres alors pour lui rendre hommage, les deux Belges ont décidé de rouler sur la même distance. Une sortie de dix heures au total pendant laquelle ils n’ont pas oublié les consignes de sécurité.

Jasper (De Buyst) habite proche de chez moi et il devait participer à Milan-Sanremo donc il est en grande forme. Il voulait évacuer la frustration du report de la course, explique De Gendt dimanche à Cyclingnews. Nous sommes partis depuis nos maisons respectives pour une boucle de 280 kilomètres avec dix kilomètres pour se retrouver et dix autres pour rentrer chacun chez soi”. 280 + 10 + 10 = 300, le compte est bon pour le duo belge. Avec ses 294 kilomètres plus quelques-uns pendant le défilé avant le départ réel, Milan-Sanremo atteint lui aussi ce chiffre ahurissant.

En Belgique, le confinement généralisé a été décidé mardi 17 mars et les restrictions seront appliquées jusqu’au 5 avril, au moins. Dans le pays, le Covid-19 avait fait 67 victimes samedi. Thomas De Gendt et Jasper De Buyst ont fait très attention aux consignes de sécurité (gel hydroalcoolique, distance de sécurité…). Habitué des grosses sorties à l’entraînement, Thomas De Gendt reconnaît n’avoir jamais roulé aussi longtemps et asurré qu’il ne montera pas sur le vélo dans les jours prochains. “C’était plus dur que Milan-Sanremo, beaucoup plus dur”, a-t-il conclu.