Milan-Sanremo - Mathieu Van der Poel : "Si Tadej Pogacar est plus fort, tu dois l'accepter"
Par Emile Pawlik
Publié 21/03/2025 à 13:03 GMT+1
A la veille du premier Monument de la saison, Mathieu Van der Poel a accordé une interview à nos confrères de L'Equipe. Alors que son début de saison est discret, le Néerlandais aborde la Primavera dans les meilleures conditions et s'avance comme un favori avec Tadej Pogacar, sur qui il ne veut pas se concentrer outre mesure, mais dont il loue les qualités.
Dans le Poggio, Pogi n'y arrive pas : toutes ses attaques infructueuses depuis 2022
Video credit: Eurosport
Les Monuments sont souvent l'occasion de voir les tous meilleurs du peloton s'affronter. Alors que la Classicissima lui échappe toujours, Tadej Pogacar est sur toutes les lèvres, même celles de Mathieu Van der Poel, vainqueur en 2023. L'an passé, le Néerlandais a endossé le rôle d'équipier en reprenant Pogacar qui avait attaqué au sommet du Poggio. Une manœuvre sur laquelle il est revenu dans L'Équipe. "Si je ne réagis pas à son attaque, il part et il gagne", a pointé Van der Poel, qui s'était alors mis à la planche pour faire gagner son sprinter, Jasper Philipsen.
Les duels entre Tadej Pogacar et Mathieu Van der Poel sont devenus une habitude, une friandise que l'on déguste au printemps. "On a une bonne relation tous les deux, mais pour être honnête, je ne pense pas trop à notre rivalité, a commencé le coureur d'Alpecin-Deceuninck, qui souhaite surtout se concentrer sur sa course et sa performance. S'il est plus fort, comme il l'a été lors du Tour des Flandres il y a deux ans, tu dois l'accepter, ce n'est pas quelque chose que je peux changer, surtout que j'avais fait tout ce que je pouvais pour être au top sur cette course."
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Comment Van der Poel a terminé 20e d'une étape taillée pour lui
Video credit: Eurosport
Interrogé sur le moment où le Slovène l'a le plus fait souffrir, le Néerlandais se souvient d'une victoire, plutôt que d'une défaite. "Sur le Ronde que j'ai gagné en 2022, le dernier passage dans le Quaremont et le Paterberg, où je pouvais juste suivre sa roue, c'était plus douloureux que quand il m'a largué l'année d'après, parce que là il allait juste trop vite, je ne pouvais pas suivre et j'ai dû prendre mon propre rythme", a détaillé Van der Poel, qui est très impressionné par les qualités de flandriens de son adversaire.
Le rythme qu'il a mis dans le Vieux Quaremont, c'est vraiment à part
"J'ai quand même couru le Tour des Flandres quelques fois (six participations) et le rythme qu'il a mis dans le Vieux Quaremont notamment, c'est vraiment à part", a-t-il loué. Avec une victoire sur le Samyn et un Tirreno-Adriatico couru "en préparation", le petit-fils de Raymond Poulidor semble arriver dans les meilleures conditions en Italie. Tant mieux pour le spectacle.
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