Milan-Sanremo - Au bout d'une journée folle, Tadej Pogacar remporte sa première Primavera devant Tom Pidcock
Mis à jour 21/03/2026 à 19:14 GMT+1
Qui a dit que Milan-Sanremo était une course ennuyeuse ? Tadej Pogacar a remporté sa toute première Primavera dimanche au bout d'un scénario de dingue. Le Slovène (UAE - Emirates XRG) a lourdement chuté à 33 kilomètres de l'arrivée avant d'accélérer en compagnie de Mathieu Van der Poel et Tom Pidcock. Pogacar s'est finalement imposé, au sprint, une demi-roue devant le Britannique.
Un sprint immense pour une Primavera : Pogacar résiste au retour de Pidcock sur la via Roma
Video credit: Eurosport
Il l’a fait ! Alors que l’on se demandait presque comment il allait pouvoir remporter Milan-Sanremo, Tadej Pogacar y est parvenu ce samedi au terme d’une course rocambolesque et complétement folle. Tombé à 33km de l’arrivée, juste avant le pied de la Cipressa, le champion du monde a quand même réussi à attaquer dans cette même ascension, pour s’isoler avec Thomas Pidcock (Pinarello Q36.) et Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech), qu’il a lâché dans le Poggio. Le Slovène a ensuite dominé Pidcock au sprint pour s’offrir son 11e Monument et surtout son premier Milan-Sanremo.
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Il aurait pu tout perdre…
Il suffisait de voir son émotion et la joie collective de Tadej Pogacar et des UAE Emirates-XRG pour comprendre à quel point Milan-Sanremo tenait une place particulière dans le calendrier et dans le cœur du champion du monde. C’est le premier Monument de la saison, celui de tous les dangers, le plus incertain et sans doute le plus dur à gagner, aussi, pour le Slovène. Il avait essayé d’attaquer dans le Poggio, puis dès la Cipressa l’an passé, en vain. Il lui fallait inventer quelque chose d’autre, d’inédit, d’improbable. Mais ça, personne ne l’avait vu venir.
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Pogacar à terre ! La chute qui a secoué le peloton et les favoris à 33 kilomètres de l'arrivée
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Gagner en chutant juste avant la Cipressa, il fallait s’appeler Arnaud Démare et avoir beaucoup de réussite pour le faire. Mais Tadej Pogacar est unique. Il n’a même pas besoin de circonstances. Même sans Tim Wellens et Jhonatan Narvaez, blessés. Même sans Jan Christen, qui a rapidement abandonné. Quand il a chuté à 33km de l’arrivée, on a cru que le sort s’acharnait sur le Slovène sur la Primevera et qu’elle se refuserait de nouveau à lui. Elle lui offrait en fait un scénario encore plus dingue. Car le champion du monde a beau avoir abordé le pied de la Cipressa avec 30’’ de retard sur la tête du peloton, il n’a mis qu’un kilomètre pour remonter et prendre les commandes. Et tout faire exploser.
Van der Poel a explosé
Lancé par Brandon McNulty et Isaac Del Toro, le Slovène n’aura eu besoin que d’une seule attaque pour s’isoler dans la plus longue ascension du jour, et comme l’an dernier, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) s’est accroché. Cette fois, Thomas Pidcock a pris le rôle de Filippo Ganna, et même mieux. Car quand Pogacar est repassé à l’attaque dans le Poggio, le Britannique a été le seul à pouvoir le suivre, Van der Poel abdiquant rapidement après avoir été touché au poignet dans la même chute que le champion du monde. Un mano-à-mano sur la Via Roma, Pogacar n’avait jamais connu ça.
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Van der Poel : "Je suis tombé, ma main me fait un peu mal"
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Et s'il avait été piégé dans le match à trois l’an passé, cette fois, le contrôle du Slovène aura été total. Il ne s’est pas affolé quand Pidcock a refusé les relais dans le final, malgré le retour express du peloton emmené par les Lidl-Trek et par Wout Van Aert (Visma-Lease a Bike), sorti dans le final pour venir échouer à la 3e place, à 4’’ du duo, juste devant Mads Pedersen.
En tête dans la dernière ligne droite, Pogacar a parfaitement géré le sprint, lancé à 200m de la ligne pour résister de justesse au Britannique, peut-être plus rapide mais légèrement coincé au départ et à qui il aura manqué une demi-roue. Celle qui sépare un coureur en quête d’un premier Monument et le plus grand champion de son époque. Un Slovène de 27 ans jamais rassasié ni abattu par ses cinq échecs précédents ou par sa chute au pire des moments. Car rien ni personne ne pouvait le priver de son premier Milan-Sanremo.
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Pogacar, de la chute au sprint pour la légende : ses 32 derniers kilomètres de titan
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Course en ligne | HommesPavia → Sanremo / 298 km
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T. PogacarTerminé
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