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Les Bleus en argent avec Christophe Laporte mais battus par Remco Evenepoel après une course animée et des erreurs
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Publié 25/09/2022 à 11:42 GMT+2
MONDIAUX SUR ROUTE - L'équipe de France abandonne le maillot arc-en-ciel. Après deux années de règne de Julian Alaphilippe suite à ses titres à Imola et Louvain, la bande de Thomas Voeckler doit se contenter d'une médaille d'argent inespérée pour Christophe Laporte au vu du scénario. Le sélectionneur admet une ou deux erreurs mais rend hommage à un Remco Evenepoel intouchable.
Le débat des RP : la tactique française était-elle la bonne ?
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Oubliez la décennie 2000. Si à cette époque, l'équipe de France abordait les Mondiaux dans l'espoir de profiter de faits de course, elle en est désormais la "show runner" attitrée. C'est elle qui écrit le scénario et prévoit, pratiquement toute seule, les fameux "cliffhanger". Il y a eu Innsbruck 2018, Imola 2020 et Louvain 2021. Wollongong 2022 vient s'ajouter à cette liste et si les Bleus reviendront du bout du monde avec l'argent, ils auront aussi dans leur bagage, la fierté d'avoir animé la course. Et qu'importe, peut-être, s'ils ont commis "une ou deux erreurs" puisque Remco Evenepoel était, de toute façon, le plus fort.
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Evenepoel intouchable, Alaphilippe déchu : le résumé des Mondiaux en vidéo
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Thomas Voeckler a plusieurs facettes. Franc, le sélectionneur l'est assurément. Et s'il refuse souvent d'évoquer sa tactique devant les médias, lire entre les lignes permet d'avoir des indices sur le plan envisagé. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre, qu'une fois de plus, les Bleus allaient faire feu de tout bois ce dimanche en Australie. "Le parcours sera difficile si le scénario de course l'est" soufflait-il en substance. Alors ses hommes se sont exécutés. "On voulait durcir assez rapidement", avoue un Romain Bardet présent dans un groupe avec Armirail, Sivakov, Pacher et Madouas mais aussi Van Aert et Pogacar à plus de… 200 kilomètres de l'arrivée.
Qui pouvait battre Evenepoel ?
A 70 bornes du but, c'est Quentin Pacher qui a créé le mouvement décisif, emmenant dans sa roue Bardet encore mais aussi Sénéchal et surtout Evenepoel. "On était quatre dans un groupe de 25", rappelle Bardet pour souligner la bonne situation des Bleus. Mais avec la terreur Remco dans le lot… "Quand le groupe Bardet, Pacher et Evenepoel est sorti, on a peut-être manqué, parce que c'était loin de l'arrivée, de vigilance avec un Madouas, un Cosnefroy ou un Alaphilippe pour accompagner", regrettait Voeckler à notre micro. Face à Evenepoel, la France avait besoin de ses meilleurs limiers pour espérer rivaliser.
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Voeckler : "On peut tourner la course dans tous les sens, Evenepoel était injouable"
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Cerbère attitré du futur champion du monde, Bardet raconte pour Eurosport : "J'ai essayé de marquer Remco le plus longtemps possible. J'y suis allé trois ou quatre fois mais il m'a surpris sur le plat. Il a pris dix mètres et je n'ai jamais pu boucher. C'était juste pour essayer qu'il ne prenne pas trop de champ pour qu'on puisse rentrer derrière." Personne n'a jamais revu le Belge. Le sacre du tout récent vainqueur de la Vuelta atténue d'ailleurs sérieusement les regrets français. "Je pense qu'il était une jambe au-dessus de tout le monde et deuxième c'était sans doute la meilleure place qu'on pouvait obtenir", souffle Bardet.
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La première banderille : Quand Evenepoel a lâché les Français
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Pas de regrets malgré "une ou deux erreurs"
"Quelques fois on fait des plans et ça se passe comme prévu, d'autres on en fait, ça commence à se passer comme prévu et ensuite non, réagissait Thomas Voeckler de son côté au micro d'Eurosport. Aujourd'hui, on peut tourner la course dans tous les sens, Remco Evenepoel était le plus fort, il était injouable. J'en ai ma part, on a peut-être commis une erreur ou deux."
Celle de ne pas avoir mis un coureur plus fort à ses basques et aussi, peut-être, d'avoir roulé avec lui pour creuser l'écart sur le peloton, rapidement relégué à deux minutes. Un gouffre face à Evenepoel. "Tout n'a pas été parfait mais même si on avait eu nos meilleures cartes à l'avant avec Remco, ce n'est pas sûr qu'on aurait pu suivre, nuance Christophe Laporte. Je pense qu'il était vraiment le plus fort aujourd'hui. Je ne sais pas si on peut avoir des regrets."
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Laporte : "Je ne savais pas à quelle place j'étais quand j'ai passé la ligne"
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L'argent inespéré de Laporte
Puisque cette équipe de France écrit le scénario des Mondiaux, elle s'est évidemment réservée l'ultime surprise. Personne ne croyait au retour du peloton pour le podium, sauf peut-être les coureurs eux-mêmes. Voeckler : "Les gars ont été admirables, ils y ont cru jusqu'au bout alors que moi je pensais que c'était foutu, qu'on n'allait même pas ramener un Top 8". Cette abnégation a permis à Christophe Laporte de régler le sprint du peloton pour l'argent, la quatrième médaille des Bleus en cinq éditions après Bardet en 2018 (argent) puis les deux titres d'Alaphilippe (2020 et 2021).
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Laporte en argent, les Français sauvent la mise : revivez le sprint du peloton en vidéo
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Le champion du monde déchu avait le sourire au moment de se confier à notre micro, preuve que cette équipe brille aussi par son état d'esprit, ce qu'ont salué Voeckler et Bardet. "Quand ils m'ont dit que j'étais deuxième, tout le monde était très heureux", appuie d'ailleurs Christophe Laporte qui a dominé Matthews et Van Aert au sprint. Non, l'équipe de France n'a pas ramené un troisième maillot en trois ans, privilège encore réservé aux Belges, Italiens et Slovaques dans l'histoire. Mais elle a encore réussi son championnat du monde, remportant, peut-être, la course des 'humains" derrière l'extra-terrestre Remco Evenepoel.
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World Championships : Wollongong : Road race elite men - interview Alaphilippe (fre)
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