Championnats du monde 2026 | Alaphilippe, Evenepoel, Van der Poel et Pogacar… Et si c'était l'heure d'une surprise ?
Eurosport sur GoogleA l'heure d'imaginer sur quelles épaules se posera le maillot arc-en-ciel dimanche, les avis vont de Remco Evenepoel à Mathieu Van der Poel en passant la plupart du temps par Paul Seixas, Isaac Del Toro ou Wout van Aert. Avec une telle liste et sur le parcours sélectif de Montréal, personne n'ose envisager une surprise, plus ou moins grosse. Et si cette année, il y avait des raisons d'y croire ?
Le sprint est-il l'unique point faible de Seixas ?
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Julian Alaphilippe (deux fois), Remco Evenepoel, Mathieu Van der Poel et Tadej Pogacar (deux fois), pour être invité dans le carré VIP des championnats du monde, ces dernières années, il fallait présenter une sacrée carte de visite. C'est simple, depuis 2020, il n'y en a que pour les immenses champions. Logique sans doute pour le championnat du monde, censé récompenser la crème de la crème mais ce serait oublier qu'il fut un temps pas si lointain où les surprises étaient une habitude bien ancrée. Sans Pogacar, le Mondial de Montréal ressemble à une belle occasion pour tout un tas de coureurs.
Si plus personne ne conteste son statut de quasi-extraterrestre aujourd'hui, il faut se souvenir comment avait été accueilli le succès de Mads Pedersen en 2019 à Harrogate (Grande-Bretagne). Le palmarès du Danois n'affichait que 11 victoires dont le Grand Prix d'Isbergues ou le Tour du Danemark, des courses au prestige qui collait peu avec celui du maillot arc-en-ciel. Pedersen avait pour seul fait d'armes sa 2e place sur le Tour des Flandres un an et demi plus tôt et deviendrait, plus tard, le monstre que l'on connaît maintenant.
Le Mondial comme les Monuments
Des exemples comme celui de Pedersen, il y en a d'autres. Rui Costa titré en 2013, Igor Astarloa, certes vainqueur de la Flèche Wallonne avant son sacre mondial en 2022, Laurent Brochard en 1997, Oscar Freire dont la deuxième victoire professionnelle fut le premier de ses trois titres mondiaux (1999). Voici par une liste loin d'être exhaustive puisqu'elle ne s'intéresse qu'aux 30 trente dernières années. Mais comme un Monument, le Mondial est une course d'un jour. Il est soumis à tout un tas d'aléas, à commencer par la méforme des favoris et jusqu'à des erreurs tactiques des grandes équipes.
Le championnat du monde souffre des mêmes maux que les Monuments, complètement accaparés par une petite caste ces dernières années, cinq coureurs se partageant Paris-Roubaix et les autres depuis 2023 et surtout deux puisque Mathieu Van der Poel et Tadej Pogacar ont remporté 16 des 19 derniers. Le peloton n'a jamais été aussi dense, sauf à son sommet où certains évoluent régulièrement assez largement au-dessus de la mêlée. Mais l'absence du Slovène change beaucoup de choses, pour ne pas dire tout.
Avec lui, anticiper n'a quasiment aucun intérêt sur un championnat du monde sur lequel il peut faire parler sa puissance pendant des dizaines et des dizaines de kilomètres, partant seul sans se soucier de qui pourrait avoir l'idée de s'accrocher dans la roue. Dimanche, il y aura une bonne centaine de kilomètres de plat avant d'entrer sur le parcours du Mont-Royal. Qui sait si un groupe nombreux et hétéroclite, entre seconds couteaux et coureurs de petites nations qui ne rechigneront pas à aider, ne pourrait-il pas partir à ce moment-là ? Il est tellement évident pour tout le monde que le poids de la course doit échouer sur les épaules de la Belgique que nos voisins pourraient décider de jouer aux plus têtus, ou bien simplement aux moins malins si Remco Evenepoel et Wout van Aert se tirent dans les pattes.
Simmons, Vacek, Lipowitz, Mas…
Et puisque tous ces garçons sont si sûrs que le titre se jouera entre eux, ils se désignent entre eux d'ailleurs, Evenepoel, Seixas, Del Toro, Van Aert et Van der Poel, on peut imaginer qu'ils se marquent et qu'à force de jouer à qui craquera le premier, ils laisseront partit le groupe qu'il ne fallait pas. La liste des favoris est un savant mélange de ceux qui l'ont déjà été et d'autres qui ont encore le temps pour le devenir, le tout avec le seul Van Aert au milieu, un coureur qui a tout intérêt à ce que la course ne soit ni trop dure, ni lancée de trop loin.
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Tout pour Seixas : "La France doit courir à la UAE de Pogacar"
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Peut-être pour s'assurer que le maillot de champion du monde soit porté par l'un des quelques super-champions de l'époque, peut-être aussi pour éviter certaines purges auxquelles on a pu assister dans les années 90 ou 2000, on a petit à petit durci les parcours. Celui de Montréal ne déroge pas à la règle, quoiqu'avec la première longue partie, il n'est pas tout à fait celui du Grand Prix qui ne pardonne rien. Il est en tout cas propice aux attaques et aux mouvements surprenants. Très urbain, il pourrait aussi gêner les poursuites et il n'est pas interdit de penser que certains ont déjà en tête d'en profiter.
Faudra-t-il des conditions apocalyptiques pour voir un Mads Pedersen sortir du bois comme sous la pluie et dans le froid d'Harrogate (Grande-Bretagne) il y a six ans ? Elles ne sont pas attendues pour dimanche mais les Quinn Simmons, Mattias Vacek, Jhonatan Narvaez, Florian Lipowitz, Giulio Ciccone ou Enric Mas le sont eux. En 2027, sur le si difficile parcours de Haute-Savoie, et avec probablement Tadej Pogacar, la chance ne repassera peut-être pas.
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La Vuelta, tremplin glissant pour Montréal : "Van Aert en avait besoin"
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