Mondiaux de Montréal 2026 - L'Américain Brandon McNulty champion du monde au bout d'une course d'anthologie, pas de podium pour Paul Seixas
Mis à jour 28/09/2026 à 02:01 GMT+2
Une course d'anthologie pour un champion du monde surprise. L'Américain Brandon McNulty a remporté samedi en solitaire la course en ligne à Montréal, en attaquant à 33 kilomètres de l'arrivée. McNulty (28 ans) succède à Lance Armstrong, dernier Américain champion du monde en 1993. Michael Matthews est en argent, Mathieu Van der Poel en bronze. Paul Seixas a coincé dans le final.
C'était dingue, c'était géant : le résumé d'un Mondial délirant
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C’est une course de légende, sans doute la plus belle depuis des décennies, et ce n’est pas la déception liée à la défaillance dans le final de Paul Seixas (15e) qui en atténuera le souvenir. Sur le circuit de Montréal, les favoris se sont livrés dimanche une bataille de tous les instants à plus de 90 kilomètres de l’arrivée mais ils ont été piégés par le collectif américain. Profitant d’un temps d’attente, Brandon McNulty a surpris les cadors à 33 kilomètres de la ligne et n’a plus été revu pour s’offrir son premier titre de champion du monde et succéder à Tadej Pogacar. L’Australien Michael Matthews (+ 13’’) et le Néerlandais Mathieu van der Poel complètent le podium d’une course hallucinante. La Belgique est passée à côté.
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La France, moins forte que le Mexique
Qu’on se le dise : résumer la course est impossible. Il s’est passé trop de chances, les favoris ont trop tenté, trop lâché, trop tergiversé pour tenir les comptes de ces Mondiaux complètement fous. En l’absence de Tadej Pogacar, double champion du monde sortant, il n’y avait pas de patron au départ et cela s’est vu. La France a bien tenté de courir comme si Paul Seixas était au-dessus de la concurrence, avec un tempo infernal de Bruno Armirail pendant les 50 premiers kilomètres du circuit, mais quand la course s’est lancée, avec l’attaque de Wout Van Aert à 87 kilomètres de l’arrivée, les Bleus ont explosé.
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💥 Van Aert et Van der Poel attaquent à 87 km de l'arrivée
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On pensait que la France avait le plus gros collectif au départ ? C’est le Mexique d’Isaac Del Toro qui a lancé les hostilités à 77 kilomètres derrière l’anticipation de Mathieu Van der Poel, sorti 10 kilomètres plus tôt, et, à partie de là, c’est le chaos qui a régné sur la course. Dans un jour sans, Remco Evenepoel a immédiatement lâché prise sur la première attaque de Del Toro, mais n’a cessé de revenir en profitant de la désorganisation constante à l’avant. Probablement le plus fort aujourd’hui, le Mexicain n’a cessé d’en remettre, côte après côte, tour après tour, mais il n’a jamais pu se débarrasser de la sangsue Seixas et les deux hommes ont fini par se regarder. Et, comme souvent dans ces-là, ils ont fini par se faire piéger.
McNulty, en filou puis en costaud
Pas par Thomas Pidcock, bluffant de courage pour revenir après sa chute. Pas par Michael Matthews, hallucinant pour tenir les différentes attaques des grimpeurs dans Camilien-Houde (1,7km à 7,1%) mais encore une fois condamné au podium sur les Mondiaux. Pas non plus par Mathieu van der Poel, qui aura sans doute couru à la perfection, en anticipant puis en s’accrochant. Mais le collectif le plus fort ce dimanche, était bien celui des Américains. Quinn Simmons avait collé au train de Van der Poel et Matteo Jorgenson semblait dans un très grand jour, ne laissant partir aucun coup. Sauf quand c’est son coéquipier Brandon McNulty qui a bougé.
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Le coup de la crampe ? Seixas se frappe une cuisse mais s'accroche
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Un démarrage sur la gauche, presque sans forcer, un temps d’attente dont les cadors semblaient friands aujourd’hui et l’Américain s’est envolé. Pris par la folie de cette course de légende, on a cru un temps que les favoris temporisaient, pour mieux attaquer ensuite, mais on se leurrait complètement. Que ce soit Pidcock, Seixas, Del Toro ou Ciccone, ils étaient tous simplement cuits, vidés par la dépense énergétique folle demandée par cette course qui n’avait connu aucun réel temps-mort. Tous étaient pris par des crampes, par le besoin de s’alimenter et McNulty a filé vers le titre de champion du monde, en spécialiste de Montréal (vainqueur du Grand Prix en 2025, 3e cette année). Comme si un UAE Emirates-XRG en cachait toujours un autre.
Seixas, le coup de la panne
Impressionnant de calme et de lucidité, Paul Seixas a longtemps semblé à la hauteur de ses folles attentes, collant à la roue d’Isaac Del Toro sans jamais trop en faire. Une course idéale pour le prodige tricolore, laissé seul bien trop tôt par ses coéquipiers et qui a fini par le payer cher dans le dernier tour, perclus de crampes et obligé de lâcher prise. Une conclusion terrible pour le leader de l’équipe de France, à 4 kilomètres de l’arrivée, alors que les favoris y croyaient encore. Mais McNulty n’a jamais été revu. Impressionnant tout au long de la course, Michael Matthews règle encore le sprint derrière l’Américain, passant encore tout près de la consécration qu’il mérite tant. Mais ce dimanche, personne ne la méritait autant que Brandon McNulty. Et il aura un an pour en profiter avec le maillot arc-en-ciel.
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McNulty pour l'éternité : son arrivée glorieuse devant Matthews et MVDP
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Course en ligne | HommesBrossard → Montréal / 273.4 km
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B. McNultyTerminé
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