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Boom explose

Boom explose
Par Eurosport

Le 07/03/2010 à 14:03Mis à jour

Lars Boom a damé le pion à tous les ténors dimanche lors du prologue de Paris-Nice. Le jeune Néerlandais (24 ans) de l'équipe Rabobank s'est montré le plus rapide à Montfort-L'amaury, en devançant Jens Voigt, Levi Leipheimer et Alberto Contador. Alejandro Valverde, lui, a déjà cédé du terrain.

Sous un soleil d'hiver tondu comme un moine, comme disait Pagnol, et par une température évoquant encore davantage l'hiver finissant que le printemps qui s'annonce, l'édition 2010 de Paris-Nice a débuté dimanche du côté de Montfort-L'amaury. Comme chaque année, l'arrivée de la Course au Soleil marque une vraie renaissance pour les amoureux du cyclisme. La fin de l'hibernation. Même si la saison a redémarré depuis maintenant plusieurs semaines, à bien des égards, Paris-Nice représente un vrai point de départ et, pour beaucoup, le premier rendez-vous à ne pas manquer.

    Dimanche après-midi, c'est donc avec une certaine impatience qu'on attendait de voir à l'oeuvre Alberto Contador, Alejandro Valverde, Luis Leon Sanchez ou Levi Leipheimer. Sans être le grand frisson d'un départ du Tour de France, un prologue de Paris-Nice provoque néanmoins toujours une petite excitation. Mais en l'occurrence, la grande émotion du jour, elle est pour Lars Boom, vainqueur devant tous les ténors au coeur des Yvelines verdoyantes. Que le grand Néerlandais (1.91m) soit un bon rouleur n'est pas en soi une information nouvelle. Champion du monde Espoirs du contre-la-montre en 2007 à Stuttgart, Boom sait envoyer quand on le lance seul sur la route. Mais de là à le voir s'imposer dans un contexte aussi concurrentiel, c'est une petite surprise.

    Valverde et Schleck en retrait

    Parti une heure et demie avant Luis Leon Sanchez, dernier coureur à s'élancer eu égard à son statut de tenant du titre, Boom a claqué le meilleur temps en 10'56", domptant un parcours très exigeant, où seuls les costauds et les hommes en forme pouvaient espérer s'exprimer pleinement. A cet instant, il savait sans doute que sa performance lui permettrait de ne pas être loin du compte. Mais un à un, les favoris sont ensuite venus se casser les dents sur sa marque, lui permettant de devenir le premier leader de ce Paris-Nice. A seulement 24 ans, le grand espoir de l'équipe Rabobank est tranquillement en train de se tailler un joli début de palmarès. L'an dernier, on se souvient notamment de sa victoire d'étape sur le Tour d'Espagne. Il sera à surveiller de près dans les mois qui viennent.

    Boom fait donc souffler un léger vent de jeunesse rafraichissant sur la Course au Soleil, mais que dire du Slovaque Peter Sagan? Né en janvier 1990, le prodige de la formation Liquigas, benjamin du peloton a pris une formidable 5e place dimanche. Christian Prudhomme lui-même avouait ne pas le connaitre... Pour le reste, on retrouve aux avant-postes des habitués du chrono et/ou des prétendants à la victoire finale dans une semaine sur la Promenade des Anglais. Jens Voigt (Saxo Bank) entre dans la première catégorie. Le vétéran allemand, de retour au premier plan après sa terrible chute sur le Tour de France l'été dernier, a pris la deuxième place, à trois secondes seulement du vainqueur. Levi Leipheimer (Radioshack) et Alberto Contador (Astana), respectivement troisième et quatrième à six secondes, ont été les meilleurs parmi les favoris de l'épreuve. Mais les Sanchez (Luis Leon, 8e à 12 secondes et Samuel, 10e à 15 secondes) sont eux aussi dans l'allure.

    On ne gagne pas un Paris-Nice lors du prologue. Mais peut-on déjà le perdre? L'avenir le dira mais certains ont déjà lâché un temps précieux. Alejandro Valverde, seulement 31e dimanche, accuse un handicap de 23 secondes sur Contador. 23 secondes en huit kilomètres, dans une course dont on sait qu'elle se joue souvent à la seconde près, c'est tout de même beaucoup. Même constat pour Frank Schleck. 32e du prologue l'an dernier, le Luxembourgeois a été nettement plus en retrait cette fois, avec une 85e place à 48 secondes du vainqueur, à 42 de Contador et Leipheimer. On attendait mieux aussi de Sylvain Chavanel, troisième à Nice en 2009 mais pas dans le rythme de ce prologue, dont il n'a pris que la 50e place.

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