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Contador: "Une libération"

Contador: "Une libération"
Par Eurosport

Le 14/03/2010 à 18:28Mis à jour

Alberto Contador n'a pas masqué sa joie dimanche après sa deuxième victoire dans Paris-Nice. Après l'échec de l'an passé, ce succès lui tenait tout particulièrement à coeur. L'Espagnol est d'autant plus satisfait que la semaine a été éprouvante nerveusement. Il balaie aussi les doutes sur Astana.

Alberto CONTADOR, où situez-vous cette victoire par rapport à celle de 2007?

A.C. : Ce sont des victoires qui signifient beaucoup pour moi. En 2007, elle m'avait surtout servi à me faire connaître. Cette fois, elle est importante sur plusieurs plans. D'abord, parce que Paris-Nice est course d'un grand prestige, son parcours n'est pas celui qui me convient le mieux, très rapide, avec beaucoup de bonifications à prendre en cours de route. J'ai vu aussi que mes jambes tournaient vraiment bien. On a gagné et ça donne confiance pour la suite.

Qu'avez-vous appris dans la perspective du prochain Tour ?

A.C. : On l'a vu, dans Paris-Nice, les différences sont minimes et donc, c'est une course qui réclame chaque jour une énorme tension. C'est une sorte de mini-Tour dans le sens où il faut contrôler en permanence. C'est aussi très difficile de gagner quand vous êtes le favori. J’ai dû répondre à toutes les attaques.

Est-ce une revanche après votre échec de l'an passé?

A.C. : En tout cas, je tenais absolument à gagner Paris-Nice cette année. Cette victoire, c'est une libération, mais surtout parce que la course a été très tendue toute la semaine. Il a fallu rester très vigilant.

Finalement, le seul point noir de votre semaine, c'est cette bordure qui vous a piégé lundi...

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Certains évoquent aussi la faiblesse de votre équipe. Qu'en pensez-vous?

A.C. : Ce que l'on voit à la télévision, ce sont les 40-50 derniers kilomètres. Mais, avant, mon équipe travaille énormément, je tiens à le souligner. Beaucoup de coureurs voulaient gagner cette semaine, ni moi ni l'équipe ne pouvions assumer la responsabilité de faire le travail durant toute l'étape. Dans le groupe, on travaille en confiance. Tout le monde est à 100% derrière moi, ça se passe bien.

Cela ne vous inquiète donc pas pour le Tour?

A.C. : Je sais que beaucoup de gens mettent en doute la valeur de mon équipe mais, que l'équipe soit très forte ou non, la course est très difficile à contrôler. On a montré en tout cas qu'on sait s'organiser, prendre les responsabilités. J'ai pris les bonnes décisions, j'ai appris de ce qui s'est passé l'an dernier. Cela a été une bonne répétition avant le Tour.

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